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La situation au Zimbabwe

La rédaction
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Le 17 mars, Robert Mugabe a été reconduit dans ses fonctions de président du Zimbabwe pour un cinquième mandat de six ans. Notons que la cérémonie à Harare s’est déroulée en présence des présidents de Tanzanie, de Zambie, du Mozambique, du Malawi, de la République démocratique du Congo et de Namibie. Dans son discours de prise de fonctions, Mugabe déclara que « la Grande-Bretagne et ses alliés blancs avaient ouvertement cherché à assurer que cette élection présidentielle soit remportée par leur protégé et non par moi et le ZANU-PF. (...) Plus jamais le Zimbabwe ne sera une colonie. »

La Grande-Bretagne et Tony Blair avaient en effet beaucoup investi pour assurer la défaite de Mugabe. Le candidat de l’opposition Morgan Tsvangirai et son parti, le MDC, ont été créés et financés depuis le début par les intérêts anglo-américains. Ils espéraient qu’une campagne médiatique internationale diabolisant Mugabe, assortie de sanctions occidentales contre le Zimbabwe, permettraient à Tsvangirai de prendre le pouvoir. Pour les gouvernements américain et britannique, il n’a jamais été question de défendre la « démocratie », mais de s’opposer à l’implication politique et militaire de Mugabe au Congo Kinshasa. En effet, le président zimbabwéen avait empêché les forces rebelles contrôlées par l’Ouganda et le Rwanda d’y prendre le pouvoir. Au grand dam des gouvernements occidentaux, il a aussi mis à mal la structure coloniale de propriété foncière au Zimbabwe, où la majeure partie des terres agricoles est toujours entre les mains d’une minorité de latifondistes blancs.

Mais il ne sera pas facile de renverser Mugabe, comme Tony Blair l’a constaté lors du récent sommet du Commonwealth en Australie où sa politique envers le Zimbabwe n’a pas été soutenue. Tout en sous-estimant la mobilisation des forces pro-Mugabe dans le pays, il a mal calculé la détermination des autres dirigeants africains à soutenir le président zimbabwéen. La Southern African Development Community, qui comprend la plupart des Etats de la région, a déclaré que les élections au Zimbabwe étaient « substantiellement libres et équitables » et reflétaient la volonté populaire.

Désormais, on peut craindre une dangereuse escalade des attaques contre Mugabe de la part des pays occidentaux, un renforcement des sanctions risquant de provoquer une levée de boucliers de la part des autres gouvernements africains vis-à-vis de l’Ouest. Mais il n’est pas à exclure que les gouvernements américain et britannique lancent des opérations clandestines pour déstabiliser le Zimbabwe qui est confronté à une grave crise économique.

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