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La spéculation des hedge funds fait vaciller le système

La rédaction
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Lors de leur dernier sommet, les ministres des Finances et directeurs de banques centrales du G-7 ont refusé de prendre des mesures sérieuses pour limiter la spéculation sur le prix du pétrole, devenue hors contrôle. Par contre, lors d’un discours public à New York, le chef de l’organisme de régulation financière allemande, Jochen Sanio, a abordé le rôle de plus en plus envahissant des produits dérivés et des hedge funds au sein du système financier global. Lors d’une conférence organisée le 22 septembre par Goldman Sachs, il déclara qu’une nouvelle catastrophe due aux produits dérivés, comme celle qui frappa Long Term Capital Management il y a sept ans, pourrait se produire bientôt. « Cela arrivera, dit-il, et personne n’y est prêt pour l’instant. C’est pourquoi j’en ai une peur bleue. » En mai dernier, Sanio avait fait savoir que tous ses appels à une régulation plus stricte des hedge funds avaient été systématiquement bloqués au niveau international.

En septembre 1998, les plus grandes banques du monde ont renfloué LTCM pour empêcher l’effondrement, autrement inéluctable, de tout le système, comme devait l’admettre plus tard Michel Camdessus, alors directeur du FMI. Aujourd’hui, les grandes banques et l’industrie des fonds spéculatifs sont encore bien plus intimement liées les unes aux autres. Au cours des dernières années, plusieurs milliers de nouveaux hedge funds ont été créés par les grands traders de banque. Ces fonds peuvent se lancer dans des activités non régulées à haut risque qui sont interdites aux banques, qui les soutiennent néanmoins en fournissant du crédit et de l’infrastructure. Selon une étude que la Banque centrale européenne vient de publier, les trois banques ayant de loin les liens les plus étroits avec les hedge funds sont Morgan Stanley, Goldman Sachs et Bear Stearns. La première entretient une étroite coopération avec 398 fonds spéculatifs, suivie par Goldman Sachs (avec 341 fonds), Bear Stearns (299), UBS (98), ABN Amro (72), Citigroup (69), Deutsche Bank (67), Lehman Brothers (60), CSFB (53), Merrill Lynch (39) et Crédit agricole (34). En termes de capitaux impliqués dans des hedge funds, les banques les plus exposées sont, là aussi, Morgan Stanley (66 milliards de dollars), Bear Stearns (52 milliards) et Goldman Sachs (51 milliards).

La majorité des importations de capitaux aux Etats-Unis vient de Londres et des centres offshore

Le département du Trésor américain se voulait optimiste en annonçant, le 16 septembre, que les Etats-Unis avaient connu un gros afflux de capitaux étrangers en juillet. Ceux-ci s’élevaient en effet à 87,4 milliards de dollars, soit le second meilleur chiffre pour l’année. Du coup, le dollar américain est remonté ce jour-là, les intervenants estimant sans doute que les étrangers étaient prêts à financer un déficit commercial américain atteignant jusqu’à 1000 milliards de dollars par an. Cependant, la répartition des investissements par pays montre un changement spectaculaire de la composition des investisseurs étrangers. Jusqu’à la période récente, la majorité des capitaux entrant aux Etats-Unis venait de pays asiatiques, si bien que les banques centrales du Japon et la Chine, en particulier, détiennent de gigantesques quantités de bons du Trésor et de bons d’agence américains.

Aujourd’hui, on constate un accroissement, de mois en mois, des flux entrant aux Etats-Unis en provenance de la City de Londres et des centres financiers offshore non régulés, où des milliers de hedge funds ont élu domicile ces dernières années. Sur les 87,4 milliards de dollars de juillet, 50,4 milliards venaient de Londres et de ces centres : Grande-Bretagne (25,8 milliards), Bahamas (8,6 milliards), îles Caïman (4,5 milliards), autres îles des Caraïbes (11,5 milliards). Les capitaux en provenance d’Asie s’élevaient à 27,8 milliards de dollars, se répartissant ainsi : Chine (13,8 milliards), Hongkong (5,1 milliards) et Japon (4,9 milliards).

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