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La spéculation est dans votre assiette !

La rédaction
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7 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) – La hausse mondiale des prix alimentaires arrive dans vos assiettes... Café, huile, pâtes, viande, lait, biscuits, vont subir de plein fouet la hausse de 50% des matières premières sur ces 8 derniers mois. Et cette fois-ci, c’est plus grave qu’en 2008 où les prix alimentaires avaient déjà augmenté en moyenne de 5,2%. Si la hausse actuelle façonnée par les spéculations sur les bourses dérégulées de Londres, Chicago et New York, est aussi forte qu’à l’époque, elle s’étale sur une période deux fois plus courte ; c’est-à-dire que son rythme est en réalité deux fois plus fort. Et la grande différence, c’est qu’entre 2008 et aujourd’hui, les banques centrales ont pissé de la monnaie à tout va, que les mécanismes spéculatifs sont encore plus fous et incontrôlés, et que les capacités productives et les stocks au niveau mondial sont en pire état.

D’ailleurs les prix ont très peu diminué dans les supermarchés depuis 2008 ; ce sont les emballages qui se sont réduits. Mais, selon l’ AFP , Michel-Edouard Leclerc (aucun lien de parenté avec le général du même nom) annonce déjà une hausse de 3,5% dans les trois prochains mois, dont 4 à 6% sur les huiles, 15 à 28% pour les farines et 15 à 22% pour le café. Pour les produits frais, la hausse sera plus rapide, notamment le lait et la viande.

Déjà, les prix à la production s’envolent, notamment sous l’effet de la spéculation sur le baril de pétrole et les divers métaux. En janvier, la hausse sur un an des prix à la production en France est de 5,2%, dont 4,4% pour les denrées alimentaires, boissons et produits de base. La hausse est emmenée par les produits de la cokéfaction et du raffinage pétrolier (+28,6%) mais est généralisée à l’ensemble des produits manufacturés (+5%). Les prix d’importation des produits industriels sont à +9,4% sur un an.

Vous êtes inquiets ou énervés ? Dites-le à votre banque. Les grandes banques « universelles » françaises, comme la BNP et son fonds Hopti Hedge au Luxembourg, la Société Générale avec Lyxor et Crédit « Agricole » avec Amundi, spéculent sur les prix alimentaires grâce à des « trackers ». Et on ne parle pas de la trésorerie des hypermarchés qui est systématiquement jouée sur des produits financiers à court terme.

Producteurs, consommateurs, ils ne vous restent plus qu’une seule arme : la mise en liquidation judiciaire des spéculateurs. Il est temps de trier le bon grain bancaire de l’ivraie financière : tout ce qui n’est pas lié à la production (dettes illégitimes), doit dégager. Pour liquider cette bulle, il faut rétablir la loi du 2 décembre 1945 séparant banques de dépôt et banques d’affaires tout en envoyant des représentants de la loi inspecter les livres de comptes de tous ces établissements et leurs filiales offshore.


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