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La « stratégie eurasiatique » de Bush Junior inspirée de Brzezinski

La rédaction
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Le 19 novembre, George Bush Jr, candidat présidentiel républicain, a enfin prononcé son discours de politique étrangère, sur le thème « Un internationalisme distinctement américain ». L’homme qui, il y a quelques semaines, ne connaissait pas les noms du Premier ministre indien et de plusieurs autres dirigeants du monde, s’est soudainement présenté comme un grand penseur géopolitique, profondément préoccupé par l’avenir du « centre stratégique du monde (...) l’Eurasie ». C’est sans doute le résultat des pouvoirs magiques de ceux qui écrivent ses discours, dont probablement sa conseillère en politique étrangère, Condoleezza Rice, à en juger par l’aspect manifestement brzezinskien de ses propos. Si l’homme s’efforçait de paraître modéré et pondéré, son discours contenait néanmoins quelques provocations flagrantes à l’égard de la Chine, ainsi que sur d’autres sujets.

Evoquant l’importance cruciale de l’Eurasie pour les Etats-Unis, Bush a déclaré : « Dans cette immense région, nous sommes guidés (...) par une vision selon laquelle aucune grande puissance ou coalition de grandes puissances ne doit dominer ni mettre nos amis en danger. (...) Ce défi se présente parce que deux des plus grandes puissances eurasiatiques - la Chine et la Russie - sont dans une période de transition. Et il est difficile de connaître leurs intentions. »

La Chine constitue le premier souci de Bush, Jr. « L’attitude du gouvernement chinois peut être alarmante à l’étranger et terrifiante sur le plan intérieur », dit-il. Pékin investit sa richesse croissante dans des armes nucléaires stratégiques.

Elle représente une menace d’espionnage pour notre pays. (...) Le gouvernement chinois est l’ennemi de la liberté religieuse. Ayant dénoncé la politique d’ouverture envers la Chine poursuivie par Clinton, Bush est passé aux menaces : « La Chine est un concurrent, non un partenaire stratégique. Nous devons traiter la Chine (...) sans illusion. De même, ce régime ne doit pas se faire d’illusion quant au pouvoir et aux objectifs des Américains ». Comme Dean Rusk l’avait observé pendant la Guerre froide, « Il n’est pas sain qu’un régime (...) provoque, par son arbitraire et sa conduite agressive, l’opposition implacable du peuple américain. Notre défense de la liberté (...) est la source de notre certitude que le communisme, sous toutes ses formes, est révolu. » Tout en utilisant le libre-échange comme arme de la démocratie, les Etats-Unis devraient, selon le candidat républicain, encercler la Chine dans « une région d’alliances démocratiques fortes ». Nous ne menacerons pas la Chine, dit-il, mais nous ne la laisserons pas sans surveillance.

Quant à la Russie, Bush Jr a appelé à une « nouvelle relation stratégique (...) destinée à protéger la paix du monde ». Cette relation serait basée sur le contrôle de la « prolifération nucléaire » et des « menaces communes » provenant des « Etats voyous, du vol d’armes nucléaires et de frappes accidentelles », ainsi que du démantèlement des armes nucléaires russes. La Russie pourrait même, selon Bush, coopérer à une défense anti-missiles, à la condition qu’elle « abandonne sa dangereuse habitude de prolifération ». Dans tous les cas, « si je suis commandant-en-chef, nous développerons et déploierons » des systèmes de défense nationale et de théâtre, que cela plaise ou non à la Russie.

N’oublions pas l’Inde, dit Bush pour conclure son « tour d’horizon » eurasiatique, un pays « souvent négligé dans nos calculs stratégiques ». Après avoir lu ce discours préparé pour lui, George W. Bush aura sans doute pris le temps d’apprendre le nom du Premier ministre de ce pays...

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