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La « surprise d’octobre » inquiète le Congrès

La rédaction
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Suite à la campagne internationale lancée par le mouvement politique de Lyndon LaRouche pour empêcher une nouvelle guerre contre l’Iran, une initiative a enfin été prise à la Chambre des Représentants. C’est ainsi que le 11 octobre, le député Dennis Kucinich a organisé un « briefing »sur le thème : « Surprise d’octobre : l’administration se prépare-t-elle à une guerre contre l’Iran ? L’Iran constitue-t-il une menace ? ». Il a convoqué cette conférence extraordinaire face au refus des Commissions de surveillance officielles, dirigées par des hommes de Bush et Cheney, de se pencher sur ces questions.

Le briefing de Kucinich était co-parrainé par l’un de ses collègues, le républicain Ron Paul (Texas), qui a adressé un message constatant l’« échec moral, intellectuel et pratique » de la politique étrangère interventionniste des Etats-Unis, notamment vis-à-vis de l’Iran. Il cita notamment le secrétaire d’Etat américain John Quincy Adams, qui écrivait en 1821 que l’Amérique « ne va pas à l’étranger à la recherche de monstres à détruire », mais souhaite au contraire « la liberté et l’indépendance de tous ».

En ouvrant les délibérations, Kucinich fit remarquer qu’en sa qualité de membre de la sous-commission sur les Relations internationales, il avait organisé pour ses collègues un briefing confidentiel auquel le département d’Etat comme le Pentagone avaient refusé d’envoyer un représentant. « Leur refus de répondre aux questions est la raison pour laquelle nous sommes réunis ici aujourd’hui. »

David Kay, un ancien inspecteur en désarmement de l’ONU en Irak, a décrit ce qu’il sait du programme nucléaire iranien qui, selon lui, a aussi des fins militaires, sinon on n’en aurait pas caché si longtemps l’existence à l’AIEA. Il y a cependant, insista-t-il, une grande différence entre l’intention (que les Iraniens nient) et la capacité de produire l’arme nucléaire. Ils n’auront pas cette capacité avant au moins cinq ans, peut-être dix, voire plus. Le programme iranien est en grande partie tributaire de l’aide et de la technologie étrangères, et les conceptions auxquelles on sait qu’ils ont eu accès jusqu’à présent, selon Kay, sont des engins de première génération qui ne sont pas adaptés aux missiles dont ils disposent. Pour ces raisons, « l’Iran n’est pas - et ne sera pas - une menace nucléaire aux Etats-Unis », estime l’ancien inspecteur en armement.

Le colonel Sam Gardiner (cr) de l’Armée de l’Air a énuméré les sept « convictions » du gouvernement Bush vis-à-vis de l’Iran, à savoir : qu’il met au point des armes de destruction massive, fait fi de la communauté internationale, soutient le Hezbollah et le terrorisme et s’impose de plus en plus en Irak, que son peuple veut un changement de régime, que les sanctions ne seront pas efficaces et qu’on ne peut négocier avec ces gens-là. Si on aborde le problème dans ce cadre, dit Gardiner, on arrive effectivement à se dire qu’« il ne reste plus beaucoup d’options autres que l’option militaire ».

Il a rappelé que la guerre d’Irak avait commencé bien avant l’invasion de mars 2003, par une campagne de bombardements en été 2002, plusieurs semaines avant l’« autorisation de recours à la force militaire » votée par le Congrès. Ces frappes, disait-on, étaient auto-défensives. Gardiner se demande si une stratégie similaire est actuellement suivie en Iran. Il croit savoir que des forces spéciales américaines sont basées en Iran depuis des années et que des Américains assurent l’entraînement de terroristes du Mujahideen-e-Khalq (MKO) en Irak. Interrogé par un journaliste de l’EIR sur l’éventuelle utilisation d’armes nucléaires par les Etats-Unis, il estima que « cela fait partie du plan ». Il indiqua que les plans de guerre pourraient être reportés du fait que les navires de déminage de la Marine pourraient mettre environ un mois pour rejoindre le golfe Persique.

Quant à Joseph Cirincione, ancien collaborateur du Carnegie Endowment for Peace et actuellement vice-Président chargé de la sécurité nationale au Center for American Progress, il pense que le gouvernement « suit le même scénario que pour l’Irak ». On impose un faux choix entre guerre ou apaisement, on exagère la menace, on torpille les négociations pour « prouver » qu’il n’y a pas d’alternative à la force militaire, on fait des pronostics optimistes de frappes aériennes. Une guerre contre l’Iran serait bien plus terrible que celle contre l’Irak, estime Cirincione ; ce sera « quelque chose que nous n’avons pas vu depuis une génération, ce sera une guerre mondiale, totale ». Selon lui, les Iraniens disposent d’une « demie-douzaine de réponses asymétriques qui feront des ravages parmi les forces américaines en Irak, ainsi que chez notre allié Israël et pour notre économie ». Pourtant, déplora-t-il, à part une poignée d’élus, il n’y a quasiment pas de débat au Congrès sur l’enjeu de l’attaque envisagée.

Le Dr Trita Parsi, président du Conseil national irano-américain, a dissipé toute illusion sur un changement de régime à Téhéran en rappelant ce qui s’était passé en 1980, après l’invasion du pays par l’Irak. Les Iraniens se rassemblèrent autour du gouvernement, contre l’envahisseur, accélérant ainsi la consolidation du pouvoir de l’ayatollah Khomeini. Il en irait sans doute de même en cas d’attaque américaine, dit-il, et le programme nucléaire serait non pas suspendu, mais accéléré. D’après lui, les Iraniens vivant aux Etats-Unis n’aiment pas particulièrement le régime à Téhéran, mais ils ne veulent pas non plus que leur pays subissent le sort infligé actuellement à l’Irak.

Tous les intervenants convinrent que l’alternative à la guerre est le dialogue et les négociations, ce que l’administration Bush rejette totalement. Cirincione a souligné que l’Iran a surtout besoin d’assurances sur le plan de la sécurité et que les Etats-Unis devraient les lui offrir.

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