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La « troisième voie et la nouvelle économie » selon Schröder

La rédaction

En revenant du sommet de l’UE à Lisbonne, le chancelier Schröder s’est rendu en Angleterre. Après des entretiens privés avec Tony Blair aux Checquers, il a participé les 25 et 26 mars à la 50ème conférence de l’Anglo-German Society à Oxford. Pour Schröder, « les relations anglo-allemandes n’ont jamais été aussi bonnes ». Il pense sans doute que l’affaire Vodafone-Mannesmann, le conflit Rover-BMW, l’obstruction britannique à la taxe sur les plus-values, les attaques dans la presse anglaise contre les « Huns » et autres, ne sont que des incidents secondaires.

A Oxford, Schröder a réitéré son soutien à l’idéologie de la « troisième voie » de Blair. Reconnaissant que son soutien public à la « troisième voie » en juin 1999 lui avait valu les attaques de la majorité du SPD, il n’a jamais failli dans son soutien à cette idéologie, a-t-il rappelé.

Le temps semble loin où Schröder affirmait, en novembre 1999, que les relations franco-allemandes étaient irremplaçables et une priorité pour lui, comme pour les gouvernements précédents. Par la suite, il a été fortement attaqué par l’establishment et les médias britanniques pour son soutien aux « socialistes français », son intervention pour sauver Philipp Holzmann et ses critiques sévères contre la politique européenne de Blair.

De retour en Allemagne, le chancelier a déclaré à Wolfsburg son soutien à la « société d’intéressement ». Autrement dit, au lieu de hausses de salaire, les employés recevront des « stock options » de la société qui les emploie et les syndicats devront quant à eux refocaliser les négociations salariales sur les fonds de pension. Ainsi, le gouvernement rouge-vert prépare une loi prévoyant la « privatisation » d’une partie du système de retraites, les retraités devant recevoir une pension minime et la compléter avec les plus-values de leurs portefeuilles d’actions. La presse britannique a tout de suite compris le sens du message de Schröder. « Schröder emprunte à Blair pour défendre les projets d’intéressement des travailleurs », écrivait le Daily Telegraph du 30 mars, ajoutant que « ce plan, qui fait écho à la volonté de Blair de créer une économie de stakeholders (partenaires financiers), (...) va aussi marginaliser les syndicats et (...) créer une culture syndicale plus moderne. » Jusqu’ici, curieusement, le mouvement syndical allemand n’a pas protesté.

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