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La « victoire à la Pyrrhus » de Sharon

La rédaction
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« Les Israéliens ont voté avec leurs tripes et non avec leur tête. » Telle fut la réaction, après la victoire électorale d’Ariel Sharon, d’un homme politique israélien, qui prévoit un avenir sanglant pour Israël si Sharon n’est pas stoppé. Le même sentiment s’est exprimé plus brutalement encore dans le Ha’aretz, le jour du scrutin, sous la plume du commentateur Yoel Marcus : « Au lieu de choisir entre deux options, comme il convient à une démocratie, la population élira Sharon, comme il convient à des psychopathes. »

Le choix était le suivant : se débarrasser de Sharon et forger un nouvel accord de paix, ou suivre Sharon dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Le président du Parti travailliste, Amram Mitzna, a bien compris cette réalité en déclarant, au cours de la soirée électorale, que son parti ne participerait jamais à un gouvernement d’unité nationale suicidaire avec le Likoud. « Nous ne nous joindrons pas à Sharon, nous le remplacerons », dit-il.

Cette « victoire », Sharon la doit surtout au parti de la guerre à Washington qui a envoyé deux émissaires en Israël pour sauver sa campagne au moment où elle sombrait dans les scandales de corruption. Il s’agissait des multimillionnaires Michael Steinhardt et Marc Rich, qui sont directement liés au bureau du vice-président américain Dick Cheney, par l’intermédiaire de Lewis Libby, le secrétaire général de ce dernier.

Tous deux ont rencontré des dirigeants du Likoud, dont Ehoud Olmert, et du Parti travailliste, dont Shimon Pérès. Le message était clair : le parti de la guerre de Washington privilégie un gouvernement d’unité nationale, mais ne veut pas de Mitzna comme Premier ministre. Un gouvernement d’unité nationale serait la « feuille de vigne » permettant de rendre Sharon diplomatiquement acceptable et d’aider la mobilisation du parti de la guerre en vue d’une attaque contre l’Irak. On a donné à Sharon les ressources financières nécessaires pour le reste de la campagne, tandis que Pérès menait contre la direction de Mitzna une campagne de sape qui a eu un impact négatif sur le vote travailliste.

Malgré les 38 sièges remportés par le Likoud contre 19 pour le Parti travailliste, sur un total de 120 à la Knesset, il sera impossible de bâtir un gouvernement stable sans le Parti travailliste, car sans lui, Sharon dépendrait des partis d’extrême-droite.

Le sort de Sharon dépend des développements à Washington. Comme l’écrivait Akiva Elder dans le Ha’aretz du 30 janvier, alors que Washington réduit son budget fédéral de 28 milliards de dollars, « même le plus pro-israélien des présidents a besoin de bonnes raisons pour expliquer à sa population pourquoi il envoie de l’argent à des étrangers. Bush a déjà des problèmes croissants avec une population, opposée à une guerre en Irak qui ne soit pas soutenue par le Conseil de sécurité. (...) Plus la crise économique s’aggrave, plus la popularité de Bush décline. »

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