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La victoire de Bush n’a pas provoqué d’embellie

La rédaction
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Beaucoup espéraient qu’une fois résolue la crise électorale aux Etats-Unis, le Nasdaq mis à mal ces derniers temps recommencerait à monter. Il n’en a rien été. Tous les jours, les sociétés américaines - et pas seulement celles de la « nouvelle économie » - se voient obligées d’annoncer de nouvelles baisses dans leurs ventes et leurs bénéfices, ainsi que des perspectives commerciales plutôt sombres pour l’année prochaine. Le 15 décembre, même le géant des logiciels Microsoft a révisé à la baisse ses prévisions de bénéfices, son premier « profit warning » depuis 1989. Rien que le 18 décembre, la capitalisation de Microsoft a chuté de 35 millions de dollars.

Les grandes institutions financières comme Merrill Lynch et Morgan Stanley ont tenté d’orienter les fonds quittant le Nasdaq vers les actions du Dow Jones, cherchant notamment à protéger les actions des grandes banques qui subissent de lourdes pertes sur prêts. Le 14 décembre, la Chase Manhattan et J.P. Morgan ont fait savoir qu’en raison des « conditions difficiles sur les marchés des capitaux », les bénéfices du quatrième trimestre seraient bien plus faibles que prévus, ce qui entraînera aussi des licenciements. Cette baisse est due à trois facteurs : l’effondrement des émissions d’actions nouvelles dans le secteur de la nouvelle économie, la baisse des gains provenant de fusions et d’acquisitions et la crise des obligations de sociétés. L’annonce selon laquelle la fusion surprise entre la Chase et la Morgan aller coûter 3,2 milliards de dollars, soit 400 millions de dollars de plus que prévu, constitue une tentative de masquer des pertes sous la forme de coûts occasionnés par la fusion.

Le problème n’est pas du tout limité aux Etats-Unis. L’énorme endettement des sociétés de télécoms a été accumulé principalement ces derniers mois par des entreprises européennes. Les régulateurs des banques européennes, comme la Banque d’Angleterre le 11 décembre, ont exprimé une grande inquiétude du fait que de grandes banques se sont surexposées aux risques dans le secteur des télécoms. Ces craintes ont été confirmées le 15 décembre, lorsque Esprit Telecom, la branche européenne de la compagnie américaine Global Telesystems, a fait défaut sur ses obligations.

Par ailleurs, le secteur de l’automobile est sérieusement touché, surtout aux Etats-Unis. Suite à une détoriation des ventes et des bénéfices, de grands constructeurs continuent d’annoncer des licenciements massifs. General Motors va supprimer 15 000 emplois. Et Daimler Chrysler, selon la rumeur, envisage de supprimer 30 000 emplois sur 125 000. Chez Ford Motors, 5000 emplois seront supprimés dans les années à venir.

Si l’économie américaine connaît un ralentissement brutal, elle accumule aussi une dette extérieure à une vitesse inouïe. Au cours du troisième trimestre, le déficit du compte courant américain a atteint à nouveau le montant record de 113,4 milliards de dollars. Si la tendance devait continuer, le déficit atteindrait les 440 milliards, soit 4,4 % du PIB cette année, alors qu’elle représentait 3,6 % en 1999 et 2,5 % en 1998.

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