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LaRouche : c’est la nature de l’humanité d’être créative

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31 mars 2010 (Nouvelle Solidarité) - Nous publions ci-dessous, un échange qui a eu lieu lors de la conférence internet du 13 mars entre Lyndon LaRouche et un membre d’un cercle des économistes, appelé informellement, groupe de Stanford, à propos du lien intime entre l’exploration spatiale et le développement économique sur terre.

Question : « Depuis l’époque de Charlemagne, l’idée même de la nation avait pour fondement un programme de développement infrastructurel national, et notre étude de l’histoire semble montrer que de tels programmes ont toujours servi à accroître la densité démographique potentielle des populations, pour reprendre voter expression, et à relever le niveau de vie. (...)

« Depuis deux ou trois semaines nous discutons ici le sujet suivant : jusqu’à peu avant la fin de la Deuxième guerre mondiale, des projets de systèmes ferroviaires, de voies fluviales et autres du même type, étaient des projets à forte composante scientifique. Mais depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, ce type de projets semble avoir été supplanté par le programme spatial. Si l’Amérique abandonne son engagement envers ce programme, à notre avis, cela mènera au déclin presque immédiat de la productivité et de la densité démographique relative potentielle, et ouvrira la voie à la désintégration de l’Etat-nation même. Qu’en pensez-vous ?

La réponse de Lyndon LaRouche, un peu raccourcie : Ceci touche à un aspect des opérations que nous examinons actuellement avec l’équipe du sous-sol
 [*]. L’humanité est fondamentalement différente des singes, des grands singes (et même de certains démocrates). Cette différence réside dans une qualité que nous appelons créativité, lorsqu’elle est correctement définie comme menant au progrès scientifique. Nous trouvons un exemple type de cela dans un des grands développements scientifiques de la fin du XIXème siècle, lorsqu’en découvrant le tableau périodique des éléments et en développant cette conception, on est passé à une conception différente de l’humanité, reflétée entre autres dans le développement de ce que nous appelons la physique nucléaire.

En réalité, le terme qui convient est « économie physique » ou « science de la chimie physique ». Par chimie, nous ne voulons pas dire prendre des éléments fixes pour les combiner comme le fait d’ordinaire la chimie, mais reconnaître qu’il existe un processus de développement inhérent à l’univers, sur lequel agissent et ont un effet les actions de l’homme. C’est cela que nous devons étudier.

Lorsqu’on parle de la chimie physique, telle que définie par William Draper Harkins et d’autres vers le début du siècle [dernier], on arrive au domaine des travaux de Vernadski, sur la chimie physique, et à sa division du monde en trois catégories d’existence, dont toutes sont créatives. L’univers, dans sa forme dite inorganique, est créatif, il crée de nouveaux systèmes stellaires, de nouvelles chimies, toutes sortes de choses. Puis, on a la vie, qui est intrinsèquement créative aussi. La différence, c’est que la matière non vivante ne pense pas, elle crée simplement à cause des processus légitimes inhérents à l’univers.

Les animaux ne pensent pas vraiment, sauf si des êtres humains leur disent de le faire (et dans ce cas, ils désobéissent !). Les gens sont différents, ils sont intrinsèquement créatifs, mais notre créativité s’exprime de manière différente. (...) Le rôle volontariste de l’humanité est conscient, c’est le processus de l’invention. Cela s’exprime aussi dans la composition artistique classique. Et c’est la composition artistique classique conjuguée à l’idée de la chimie physique en tant que processus d’évolution anti-entropique qui définit ce qui se passe avec l’humanité.

C’est la nature de l’humanité d’être créative, c’est la caractéristique de notre espèce. C’est un type de créativité différente de celle du règne animal. Mais nous ne l’avions pas encore compris, du point de vue de la chimie physique. Mais depuis les travaux de Vernadski, Harkins, etc., nous avons une conception différente. Ou plutôt depuis les travaux de Riemann. Nous devons comprendre les implications de cela. La percée actuelle en réponse à cette question, c’est de comprendre ce que ce niveau de créativité supérieur, en tant qu’accomplissement, nous apporte, et de nous faire l’agent volontaire de cette créativité, au lieu d’agir comme un élément de friction.

Nous le faisons parce qu’elle est en nous, et nous l’aimons, donc nous en faisons plus. Mais nous devons nous demander ce qu’est cette chose que nous aimons faire, et qui est si utile. Comment comprendre la façon de mieux l’utiliser ? Quelle est l’intention de cet outil ? C’est un bel outil, mais qu’est-ce que cet outil nous dit de faire ?

Là encore, le problème est illustré par la corruption, qui s’instaura surtout après la guerre du Péloponnèse dans l’histoire des Hellènes. Si on remonte à l’époque des pythagoriciens, comme Archytas ou Platon, on trouve une mentalité complètement différente de celle d’après la guerre du Péloponnèse, lors de la montée au pouvoir de Macédoine, d’Aristote et de Macédoine – c’était la conception réductionniste.

Il y avait divers termes pour désigner cette conception dans l’Antiquité, qui se traduisent en anglais [et en français] par « modèle oligarchique ». Ce modèle repose sur l’idée que les gens sont essentiellement du bétail, qu’une personne devrait faire ce que son grand-père avait fait avant elle, et surtout pas changer. Qu’ils ne progressent pas, ne se développent pas, qu’ils laissent cela à « ceux au-dessus ». Il existait, donc, une condition de paysannerie qui revenait à de l’esclavage. Telle fut la condition de la société suivant le modèle oligarchique.

C’est comme le modèle britannique aujourd’hui : « il ne faut pas avoir une population trop grande, disent-ils. Nous avons fait une grosse erreur. Nous avons aujourd’hui 6,7 milliards de gens sur notre planète. Une grosse erreur ! Il faut réduire la population immédiatement », disent les maîtres de Barack Obama, l’incitant à faire sa réforme de la santé. Nous disons le contraire. L’humanité est intrinsèquement et volontairement créative. L’homme peut se former et se développer afin de comprendre consciemment les pouvoirs dont nous disposons en tant qu’êtres humains, mais que nous utilisons presque par hasard, parce que cela nous fait plaisir, sans vraiment comprendre ce que nous faisons.

Rayonnement cosmique

Et c’est ainsi que nous arrivons à la question du programme spatial. Le programme spatial a été plus productif que tout ce que l’humanité a fait auparavant. Les retombées des nouvelles technologies produites pour le programme spatial ont dépassé de loin toutes les dépenses encourues. Mais, à partir du milieu de la guerre en Indochine, en 1967-68, nous l’avons arrêté, par décision du gouvernement ! Au cours de l’exercice 1967-68, nous l’avons réduit (...) à cause de considérations budgétaires.

Mais l’élan a continué et dans les années 1970, nous produisions encore dix cents de richesse pour chaque cent déboursé, en termes de retombées. Pourquoi ? En ayant recours à des technologies à très fort flux de densité énergétique – par exemple pour arriver sur la Lune – le taux d’accroissement de la productivité s’accélère de manière globale, et plus que par tout autre moyen.

Nous sommes aussi au point où la science pâtit d’une maladie héréditaire. Cette maladie s’appelle le réductionnisme. On l’appelle aussi mathématiques modernes, mathématiques réductionnistes, positivisme. Le positiviste définit l’univers comme ayant un genre de texture granulaire. C’est ça le problème. L’univers n’est pas organisé comme une texture granulaire, il n’est pas réductionniste. C’est un processus cosmique, mais si nous avons accepté la conception réductionniste de la science – que nous associons à Aristote, ou pire encore aux disciples de Paolo Sarpi, cette conception (dans le cas de Sarpi, le behaviourisme) démolit notre capacité à comprendre les processus de l’esprit humain, et la relation de ces processus à la nature en général, au principe de créativité, ou au principe de l’anti-entropie.

C’est pourquoi actuellement nous travaillons, au sous-sol, sur un programme que nous définissons comme devant traiter la question du rayonnement cosmique, à savoir que le vrai univers n’est pas organisé suivant une structure granulaire et particulaire, mais plutôt sur la base de ce que nous appelons le rayonnement cosmique – très éloigné du point de vue réductionniste. Mais toute la tradition, surtout parmi les mathématiciens positivistes, s’y oppose.

Nous avons regardé le programme spatial — c’était là la vraie source de l’inspiration chez Sky et d’autres – et nous disions : « Nous nous sommes faits avoir pendant trop longtemps. On nous a dit que l’univers est granulaire, et particulaire, mais il ne l’est pas. Son organisation correspond beaucoup plus à celle que comprenaient les pythagoriciens, Platon et autres — avant Aristote et autres trucs modernes. Voilà le point de référence qu’il faut prendre. »

Lorsqu’on entre dans le domaine de la créativité humaine, toutes sortes de portes s’ouvrent. Et on se rend compte de l’absurdité de cette idée, qui nous a empêchés de faire ce qu’il faudrait dans le domaine de la science.

Si on prend la question que vous avez posée et la considérez à la lumière de ce que je viens de dire, je pense que nous avons la clé pour comprendre le problème ainsi que les possibilités qu’il ouvre.
Mais nous devons persévérer dans cette direction. Nous devons briser les barrières que nous nous sommes imposées à cause de la méthode réductionniste, qui est encouragée par ce genre de positivisme systémique, positivisme mathématique.

Que l’on s’en débarrasse ! Que l’on s’en affranchisse ! Regardons l’univers à la manière des fondateurs de la chimie physique du XXè siècle, comme William Draper Harkins ou Vernadski ou Max Planck. Retournons à cela. Nous avons abandonné ce qui aurait dû être notre trésor. Que l’on y retourne ! Nous créons les conditions dans lesquels nous nous obligeons à comprendre ce que nous avons ignoré, parce que les profs nous disent de l’ignorer depuis trop longtemps.


Pour approfondir ces conceptions :


[*Le "sous-sol" est la salle où les jeunes scientifiques et politiques associés à LaRouche, au sein du LaRouche Youth Movement, se réapproprient les grandes découvertes scientifiques du passé et les appliquent aux problèmes contemporains.

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