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LaRouche commente l’« énigme de Greenspan »

La rédaction
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Le 6 juin, dans un discours prononcé devant une conférence bancaire à Pékin, le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a évoqué à nouveau le « mystère », ou l’« énigme », posé par les mouvements contraires des taux d’intérêt. Bien que des banques centrales, notamment la Réserve fédérale et la Banque d’Angleterre, aient commencé à relever les taux à court terme de 1 à 3 %, la rémunération des obligations d’Etat à moyen et long termes continue de baisser, passant dans certains cas en dessous des taux à court terme.

Comme l’a fait remarquer Lyndon LaRouche, il n’y a rien de très mystérieux dans tout cela. La tendance divergente est le résultat logique du krach de General Motors et, partant, du discrédit grandissant qui affecte la présidence Bush auprès des marchés. Les investisseurs commencent à comprendre que le système financier américain se dirige droit vers un krach et que l’Europe, elle-même très vulnérable, ne peut en aucun cas offrir de refuge face à l’effondrement du système financier américain.

Par conséquent, « il n’y a plus de sécurité, même pas à long terme ». Dans ces circonstances, les obligations d’Etat à long terme, quelle que soit leur rémunération, apparaissent comme la seule valeur à peu près sûre. Les investisseurs essaient de sauvegarder la mise, les profits devenant moins importants. Pour LaRouche, « c’est la survie du principal, et non le taux de rémunération, qui détermine la valeur perceptible aux yeux de tout investisseur sain d’esprit ».

Conformément à cette analyse, la ruée sur les obligations d’Etat a atteint des proportions spectaculaires dans la semaine se terminant le 24 juin. Les achats effectués dans la panique ont fait monter le prix et baisser la rémunération des obligations d’Etat. Le 22 juin, la hausse du prix des bons du Trésor américains a été la plus forte depuis sept mois, tandis que la rémunération passait en dessous de la barre de 4 % (à 3,93 %). Au Japon, on a assisté à une évolution semblable (rémunération à 1,205 %), tandis qu’en Grande-Bretagne, la rémunération (4,17 %) est au plus bas depuis janvier 2004.

Cependant, les mouvements les plus brutaux se sont produits dans la zone euro. Le 24 juin, en Allemagne, les obligations d’Etat à dix ans rapportaient moins qu’à tout autre moment depuis l’instauration d’une surveillance de la Bundesbank dans ce secteur. Depuis la mi-mars, les taux ont chuté de 70 points de base. Depuis le 22 juin, les investisseurs achetant des obligations allemandes à deux ans se voient offrir un taux de rémunération inférieur à 2 %, c’est-à-dire moins que le taux fixé par la Banque centrale européenne. Mais ils continuent pourtant à acheter ! Les 21 et 22 juin, le retour sur les obligations d’Etat de la zone euro a touché son niveau le plus faible depuis le 10 septembre 1998 - justement l’époque où l’on assista au krach de la pyramide des GKO en Russie et à l’écroulement de LTCM.

En outre, en raison de la situation catastrophique dans les secteurs économique et financier, on s’attend à une nouvelle baisse des taux à court terme des banques centrales. La Suède a lancé le mouvement le 21 juin, en réduisant très fortement ses taux (de 2 à 1,5 %). La Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre pourraient suivre.

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