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LaRouche commente le rapport de l’Iraq Study Group

La rédaction
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Devant la réaction du président George W. Bush aux recommandations de la commission Baker/Hamilton sur l’Irak, Lyndon LaRouche a déclaré que le Président des Etats-Unis venait de fournir un nouvel argument de poids en faveur de sa propre destitution et de celle de son vice-président, Dick Cheney. En effet, au-delà des cercles qui ont participé à la rédaction de ce rapport - des proches de George Bush père, tels que James Baker III, et des démocrates influents représentés par Lee Hamilton - c’est un groupe beaucoup plus vaste, assimilé par LaRouche aux « institutions de la présidence américaine » qui a exprimé, via ce rapport, son opposition totale à la politique du gouvernement actuel. LaRouche estime ainsi que ce rapport, de même que la nette victoire du Parti démocrate le 7 novembre dernier, donnent aux nouveaux élus du Congrès américain un mandat incontestable pour obtenir la destitution de Bush et de Cheney.

C’est le 6 décembre que le rapport du Groupe d’étude sur l’Irak (ISG) a été officiellement présenté. Au-delà du retrait des forces combattantes d’Irak, il prévoit un changement global de la politique étrangère américaine en Asie du Sud-Ouest, allant dans le sens de la proposition faite par Lyndon LaRouche en avril 2004 dans sa Doctrine pour l’Asie du Sud-Ouest, prévoyant le retrait des troupes américaines, le rétablissement d’une véritable souveraineté irakienne et la reconstruction du pays, en coopération avec ses voisins. Sans toutefois aller aussi loin, l’ISG prône la création d’un « groupe de soutien » pour aider à stabiliser l’Irak sur les plans économique et politique, composé des pays voisins, plus l’Egypte, les pays du Golfe, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et tout autre pays qui le souhaite.

Pris individuellement, note le rapport, les gouvernements de la région auront tendance à renforcer les divisions ethniques, sectaires et politiques au sein de la société irakienne, mais si « un groupe de soutien adopte une approche systématique et active consistant à considérer les préoccupations de chaque pays, nous sommes convaincus que chacun peut être encouragé à jouer un rôle positif en Irak et dans la région ». Cette approche, qui reflète celle des traités de Westphalie prônée depuis longtemps par LaRouche, revient dans la Recommandation 8, où il est dit que le groupe de soutien devrait « développer des approches spécifiques vis-à-vis des pays voisins qui prennent en compte les intérêts, les perspectives et les contributions potentielles » de tous. « Maintenir le cap » irakien, comme le prétend Bush, n’est plus « une position tenable », selon le rapport qui préconise une solution régionale à la crise, faisant appel à un engagement, sans condition préalable, avec la Syrie et l’Iran, et estime qu’il ne peut y avoir de solution durable sans une solution à la crise israélo-palestinienne et au conflit israélo-arabe.

Certains membres de l’ISG ont indiqué que leur visite en Irak en septembre a été un élément décisif. Ils se sont alors rendus compte à quel point la situation est dangereuse : « C’est un état de siège », a déclaré Edward Djerejian, le principal auteur du rapport. Ils ont même envisagé à l’époque de rédiger incontinent un rapport intérimaire pour sonner l’alarme.

La réalité reprend donc peu à peu ses droits à Washington. D’autant plus que le nouveau ministre de la Défense, Robert Gates, qui était d’ailleurs membre de l’ISG, venait de déclarer la veille que la guerre en Irak n’était plus à gagner. On peut donc y voir l’évaluation consensuelle des institutions américaines.

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