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LaRouche dénonce trois types de folie

La rédaction
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Le 6 octobre, lors d’un webcast international diffusé depuis Washington, Lyndon LaRouche a évoqué d’emblée le problème de la folie, non seulement celle qui touche le Président sortant, George W. Bush, mais aussi deux autres types d’aliénation mentale. Il existe « une folie de masse, se manifestant sous la forme d’un fondamentalisme religieux qui contribue à façonner la politique américaine aujourd’hui, et, deuxièmement, une folie culturelle, reflétée dans la transformation des Etats-Unis, au cours des quarante dernières années, en un amas de ruines ».

LaRouche estime que « la folie du Président est, en elle-même, un facteur majeur de nos problèmes, car les Etats-Unis ont un rôle déterminant pour cette planète. Si les Etats-Unis suivent une politique délirante, il n’existe aucune autre partie du monde qui soit en mesure d’empêcher un désastre global, voire même un nouvel âge des ténèbres ». En dépit de leur dégénérescence, « seuls les Etats-Unis ont encore le potentiel d’intervenir dans cette crise, comme le fit, en son temps, Franklin Roosevelt, sans qui le monde serait devenu un enfer. Avoir un déséquilibré mental à la présidence des Etats-Unis est donc une source de crise pour le monde. Celui-ci ne peut l’ignorer ».

Par contre, LaRouche entrevoit des signes prometteurs du côté de la population, surtout de la part de ceux qui n’ont pas l’habitude de voter, des « électeurs inhabituels mais sérieux qui font partie des 80% des ménages à faibles revenus et, plus encore, des jeunes situés dans la tranche d’âge allant de 18 à 25 ans. Ces catégories commencent à se réveiller ».

« Je soutiens la candidature présidentielle de Kerry ; je le considère comme mon second choix pour l’investiture démocrate depuis la primaire du New Hampshire, comme je l’ai constamment répété. Aussi, le soutien que je lui ai apporté lors de la convention de Boston n’aurait pas dû surprendre ceux qui me suivaient.

« En fait, je le considérais plutôt comme mon troisième choix, car il n’y en avait pas vraiment de deuxième [après LaRouche lui-même]. Cela veut dire essentiellement que, dans l’expression de sa politique et dans son comportement, il n’a pas démontré les compétences dont un Président a besoin dans la situation présente. Aujourd’hui, nous réfléchissons donc - et mon rôle sur ce plan est crucial - à ce qui doit être apporte de plus, si le ticket Kerry-Edwards est élu, afin d’obtenir une présidence qui ait les qualifications nécessaires pour relever les défis que Kerry et Edwards, à eux seuls, ne sont pas à même de traiter . »

Par conséquent, poursuivit LaRouche, il faut non seulement assurer des victoires électorales au Congrès et des Etats, mais aussi la participation au gouvernement de personnes qualifiées, qui ont de l’expérience dans le domaine diplomatique, au niveau militaire et du renseignement, parmi d’autres experts, et qui pourront fournir au gouvernement les conseils requis.

« Je travaille avec ce type de personnes, directement et indirectement, depuis quelque temps. Mon expérience me dit que les Américains de ce type sont parmi les plus fiables pour prendre des décisions politiques. Le problème, c’est qu’ils ne sont pas encore unis en tant que force. Si l’équipe Kerry-Edwards veut réussir à la présidence, en plus d’être élue, elle devra faire appel à ces personnes comme conseillers dans divers secteurs du gouvernement, au lieu d’écouter des "anges financiers", car en ce moment, la communauté financière des Etats-Unis et du monde est folle. »

LaRouche annonça qu’il s’occuperait de ce problème dès le 2 novembre, après l’élection de Kerry-Edwards, car « nous ne permettrons pas qu’une victoire Kerry-Edwards soit la porte ouverte à l’introduction du fascisme aux Etats-Unis. Et c’est la raison pour laquelle notre Comité d’action politique existe . »

Selon lui, la base du Parti démocrate doit être principalement constituée de deux groupes : « les 80% des ménages aux faibles revenus qui ont été pillés et ruinés ces quarante dernières années, à cause de la transformation de notre société productive en utopie postindustrielle, et la génération des jeunes de 18 à 25 ans, qui ont été privés d’avenir.

« La base politique d’une véritable république doit être les plus démunis. Le test pour tout gouvernement est la capacité du Président et du Congrès de se préoccuper des conditions de vie de la catégorie la plus pauvre de notre population, des moins privilégiés, considérant qu’à l’aune de la justice qui leur est faite, nous pouvons mesurer si nous sommes en conformité avec le Préambule de notre Constitution ; la souveraineté de notre nation signifie que les banquiers viennent en second et la nation en premier. C’est l’intérêt général de notre peuple ; pour le défendre, on doit voir comment nous traitons les couches les plus pauvres de notre population. Et la postérite : comment traitons-nous nos jeunes et ceux qui viendront après eux ? Tels sont les trois grands principes de notre république, qui doivent nous gouverner dans la période à venir. Et c’est pour cela que je me bats. (...)

« Nous devons soutenir Kerry et Edwards maintenant, car il n’y a pas d’alternative. Nous devons stopper Bush et Cheney. Kerry est intelligent, il a beaucoup de qualités. Edwards est plus jeune, mais nous avons de l’espoir pour toute l’équipe. Cependant, ils doivent être guidés, parce qu’ils n’ont pas encore fait preuve d’une compréhension des problèmes réels auxquels la nation est confrontée. Je pense que le sénateur Byrd aurait aussi quelque chose à dire, notamment sur la question du War Powers Act », c’est-à-dire les circonstances dans lesquelles le Président peut déclarer la guerre.

LaRouche aborda ensuite le sujet du livre écrit par le psychiatre Justin Frank, Bush sur le divan. « Il y analyse, à partir des méthodes de la psychiatrie, des éléments disponibles dans le domaine public. La profession psychiatrique a développé des techniques permettant d’analyser les personnalités et mouvements politiques de la même manière qu’un psychiatre observe un patient individuel. En s’appuyant sur des faits que les psychiatres peuvent évaluer sur le plan professionnel, mais que les citoyens peuvent comprendre, il nous montre que le Président des Etats-Unis est bel et bien un malade mental.

« Et si vous n’y croyez pas, regardez certains extraits du débat Bush-Kerry [le premier débat]. Est-ce cela que vous voulez avoir comme Président des Etats-Unis, en pleine période de crise ? Regardez notre pays ! Regardez l’Ohio où, avec notre aide, beaucoup de nouveaux électeurs pour Kerry s’inscrivent sur les listes électorales. Regardez le Michigan, l’ouest de la Pennsylvanie, ou bien d’autres parties du pays. C’est la ruine ! Nous sommes arrivés à la fin d’un cycle de quarante ans ; la plupart des infrastructures à long terme - réseaux ferroviaires, transports publics, écluses et barrages, systèmes d’eau, production et distribution d’électricité, etc. - ont une durée de vie d’investissements d’environ quarante à cinquante ans.

« Or, il y a quarante ans, en 1964, nous avons entamé le processus nous amenant d’une société de haute technologie à une société postindustrielle. Regardez aujourd’hui les installations que nous avions à l’époque ! Les digues, les barrages, les écluses ! Regardez les systèmes de gestion de l’eau, les réservoirs qui servent à fournir de l’eau douce. (...) Regardez la production et la distribution d’électricité : ces systèmes se désintègrent ! Pourquoi ? Parce que nous les avons crées il y a quarante ans ! Aujourd’hui, arrivés à la fin d’un cycle, ils doivent être remplacés ou restaurés. Or nous n’avons pas les moyens de le faire.

« Ainsi, le grand défi qui se posera à une administration Kerry sera de créer, immédiatement, 8 à 10 millions de nouveaux emplois, en faisant appel à la force de travail déjà disponible. Au départ, il faudra mettre l’accent sur l’infrastructure économique de base, au niveau fédéral, des Etats et local.

« Nous devons créer du crédit fédéral, comme le fit Roosevelt, et selon la Constitution fédérale, le gouvernement a le droit de le faire. Nous devons mettre le système bancaire en règlement judiciaire, tout en obligeent les banques à rester ouvertes, afin que l’économie continue de tourner. Par le biais des autorités fédérales, des Etats et locales, on émettra du crédit pour mettre en chantier des projets d’infrastructure. On augmentera les revenus des gens de sorte que les Etats parviennent à rétablir l’équilibre budgétaire ! Si tous les Etats arrivent à sortir du rouge, alors le gouvernement fédéral retrouvera aussi un niveau d’équilibre budgétaire.

« Avec des projets d’infrastructure, on encourage la participation des entreprises privées. En activant 50% de l’économie avec le secteur des équipements, on stimule le marché dont dépend le secteur privé. (...) Mais il faut d’abord mettre le système bancaire en règlement judiciaire.

LaRouche est ensuite passé à l’autre catégorie de folie mentionnée au début de son discours : « La folie de masse de type pseudo-fondamentaliste chrétien - la variété formellement catholique mais anti-Pape, et celle des agrariens de Nashville. Ce n’est pas du christianisme ! Le christianisme est une religion d’amour. Il coïncide avec le principe grec classique d’agapê. Selon ce principe, l’homme a une nature spécifique, car il est à l’image du Créateur ; tous les êtres humains sont nés à l’image du Créateur. C’est une qualité qui doit être considérée comme sacrée, elle existe en chaque individu. (...)

« Cheney a été introduit en politique par le gouvernement Nixon. (...) C’est un escroc ! Et que fait-il avec ses amis ? Ils escroquent les Irakiens, le gouvernement américain, sur tout. Et certains disent qu’"au nom du libre-échange" », on va les soutenir ? Non ! Les choses sont très simples : nous devons revenir - Kerry, Edwards et d’autres aussi - à la réalité. Nous devons réintégrer le Parti démocrate, et cette nation, dans la tradition de Franklin Roosevelt. (...)

« Nous devons faire en sorte que Kerry soit élu, coûte que coûte. Nous devons garantir aussi qu’il se dote de bons instruments de gouvernement en faisant appel à des conseillers qui aient le cran de faire ce que je ferais moi-même à leur place . »

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