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LaRouche donne un cours d’économie à l’université de Francfort

La rédaction
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Le 29 mai, Lyndon LaRouche était invité à faire une présentation à l’université Johann-Wolfgang-Goethe de Francfort, devant une centaine d’étudiants seniors du professeur Wilhelm Hankel. Son exposé couvrait notamment la bataille autour de la politique économique à Washington, la mise en place d’un nouveau système de Bretton Woods et la perspective de développement eurasiatique. La majorité des étudiants de ce cours ont des décennies d’expérience dans les affaires, la banque et l’administration publique. Le professeur Hankel a présenté LaRouche comme « un économiste et homme politique américain légendaire ».

LaRouche a d’abord évoqué le projet de loi d’urgence pour sauver l’industrie automobile américaine, qu’il tente, avec ses collaborateurs, de faire adopter au Congrès. Une telle législation, dit-il, ouvrirait la voie au « type de réforme générale dont les Etats-Unis ont besoin pour se protéger contre eux-mêmes, contre l’effondrement économique généralisé qui menace ». Cela signifie que « suivant le précédent établi par le président Franklin Roosevelt, le gouvernement américain prendrait en charge, provisoirement, le secteur de l’industrie automobile, autrement condamné à la fermeture. Ensuite, nous pourrions utiliser les capacités de machines-outils disponibles dans cette branche pour produire autre chose. Par exemple, nous avons besoin d’un système ferroviaire, celui qui existait est détruit et nous devons le remplacer. Notre système fluvial, écluses et barrages, et nos systèmes d’eau sont vétustes et en voie de désintégration. Nous connaissons une crise énergétique qui dépasse l’imagination. »

Si les Etats-Unis commencent à rebâtir leur industrie et à s’occuper de l’effondrement du système financier global, l’Europe pourra alors réaliser sa « mission eurasiatique », poursuivit LaRouche. « Je m’explique. Nous sommes à un point où le destin naturel de l’Allemagne, en particulier, dépend du développement d’une nouvelle forme d’approche de l’économie eurasiatique. Il y a plus d’un milliard, peut-être 1,4 milliard, d’habitants en Chine. Il y en a plus d’un milliard en Inde. » Et malgré les progrès faits dans ces deux pays, « la situation mondiale est désespérée, et il faudrait des changements fondamentaux à long terme pour que les pays asiatiques aient les moyens de résoudre leurs problèmes. Nous avons, en Europe, une configuration correspondante : l’Europe occidentale, et plus particulièrement l’Europe centrale, ont des relations avec la Russie. Or la Russie est le pivot liant l’Europe à l’Asie. Les gisements de ressources naturelles non encore exploitées en Russie sont de la plus haute importance pour le développement des pays asiatiques. Par conséquent, cela nécessite un grand programme de développement en Russie même, lié à ces projets. Nous devons développer des accords efficaces à long terme avec la Chine, l’Inde, etc. Il nous faut des contrats à long terme, des investissements à long terme, et donc relancer la machine en Europe occidentale afin qu’elle maintienne son rôle d’inventeur et de fournisseur de technologies, contribuant ainsi au développement de l’Asie sur une perspective de 30 à 50 ans. »

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