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LaRouche mobilise contre le coup d’Etat de Cheney

La rédaction
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Le 19 mai, le président du groupe républicain au Sénat Bill Frist a annoncé son intention de déposer une motion mettant fin au débat sur la nomination de quelques juges fédéraux et de forcer un vote sur la question le 24 mai. Pour Lyndon LaRouche, les Américains doivent arrêter à tout prix ce coup d’Etat. Suivant le règlement actuel, au moins 60 voix (sur 100) sont nécessaires pour mettre fin à une procédure d’obstruction (filibuster), mais le vice-président Dick Cheney, qui est au même titre président du Sénat, entend déclarer « anticonstitutionnelle » cette règle et la ramener à la majorité simple, pour ce qui est de la nomination de juges. Pour cela, il faut modifier le règlement du Sénat, mais une telle mesure doit être adoptée avec deux tiers des voix (soit 67 sénateurs). Or les républicains ne disposent que de 55 sièges.

Selon LaRouche, si la majorité républicaine tente de modifier le règlement avec moins de 67 voix, elle sera en violation de la loi et de la Constitution américaine. Les démocrates devraient alors décider de fermer le Sénat jusqu’aux prochaines élections. Face à un tel ultimatum, les républicains modérés pourraient se désolidariser de leur parti.

Le projet de Frist pour supprimer le droit au filibuster a été baptisé l’« option nucléaire », tant ses implications sont vastes. Pendant des heures de débat dans l’hémicycle, les dirigeants démocrates ont fait valoir que l’enjeu n’était pas la nomination par le président Bush de candidats à des postes judiciaires, mais la Constitution américaine elle-même.

« Le Sénat a été conçu de façon à empêcher l’exécutif d’agir en monarque », déclara le sénateur Patrick Leahy le 18 mai. Loin d’avoir affaire à un incident isolé, il accuse la Maison-Blanche et la dire« Ceci fait partie d’une campagne soutenue de la part de ce gouvernement et de parlementaires partisans au Congrès, visant à consolider le pouvoir dans une seule branche, l’exécutif, et à tourner le dos à notre histoire constitutionnelle de branches séparées agissant comme contre-poids l’une par rapport à l’autre . »

Lors d’une conférence de presse démocrate le même jour, le sénateur Ken Salazar a déclaré que les tentatives d’exercer un contrôle absolu sur toutes les branches du gouvernement fédéral - présidence, Congrès et Cour suprême - ont pour but de « transformer notre démocratie (...) en dictature ».

Après des semaines de rumeurs et de spéculations, Frist a présenté le 18 mai dans l’hémicycle du Sénat une des nominations les plus controversées, celle de Mme Priscilla Owen, du Texas. Sur 52 juges nommés par Bush, 10 ont fait l’objet d’un filibuster au Sénat, les démocrates les jugeant trop extrémistes. Le 17 mai, le président du groupe démocrate au Sénat, Harry REID avait fait remarquer que le désaccord ne portait plus que sur cinq juges sur les dix et que les dirigeants républicains persistent à refuser tout compromis. Selon Reid, le véritable objectif des républicains n’est pas le sort de ces postulants aux cours d’appel, mais plutôt de préparer le terrain pour que, à l’avenir, « il suffise de seulement 50 voix au lieu de 60 pour un candidat à la Cour suprême. (...) Ils ne cherchent pas le consensus, mais la confrontation », dit-il.

De nombreux sénateurs font valoir que le rôle du Sénat, contrairement à la Chambre, est de protéger les droits du parti minoritaire, tandis que la Chambre est une institution majoritaire. Le fait que les auteurs de la Constitution américaine aient pris soin de préciser que les nominations présidentielles devaient être soumises « à l’avis et au consentement du Sénat », et non des deux chambres, indique l’intention de permettre à la minorité de faire entendre sa voix. L’un des moyens de le faire est justement le droit au débat d’obstruction, le filibuster.

Dans ses remarques introductives, le 19 mai, le sénateur Reid a déclaré que le débat élargi est particulièrement important lorsque le parti qui détient la Maison Blanche est également majoritaire au Congrès, ajoutant que « le seul contrôle sur le président Bush aujourd’hui est la capacité des démocrates d’exprimer leurs préoccupations au Sénat ». Si ce droit est abrogé, « la droite extrême sera libre de poursuivre comme elle l’entend n’importe quel programme, et pas seulement en matière de juges ». Au-delà des nominations présidentielles, « son pouvoir sera aussi sans entrave vis-à-vis de lois comme celle de la privatisation des retraites ».

Pour le sénateur démocrate Charles Schumer, « nous sommes au bord d’une crise constitutionnelle. Le pouvoir de contrepoids qui est au cœur de notre République est sur le point d’être annihilé par l’option nucléaire. (...) C’est incroyable. C’est comme un coup de tête colérique de la part de la droite dure. Ils insistent pour obtenir ce qu’ils veulent à chaque fois, et s’ils ne l’ont pas, ils modifient les règles, les violent ou interprètent perfidement la Constitution . »

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