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LaRouche soutient la réforme de l’assurance maladie proposée par John Conyers

La rédaction
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Dans une déclaration faite le 21 avril, Lyndon LaRouche a soutenu officiellement la proposition de loi (« US National Insurance Act of 2005 ») déposée au Congrès par le député démocrate John Conyers, le 8 février 2005. Ce texte prévoit d’assurer que tous les citoyens aient accès à des soins médicaux. Actuellement, entre 45 et 75 millions d’Américains n’ont aucune assurance maladie et 50 millions ont une couverture très limitée, tandis que le réseau de cliniques, de services d’urgence et de centres médicaux locaux censés fournir des soins aux démunis est en voie de désintégration. Plus généralement, tout le système de santé publique est en ruines, victime lui aussi de l’effondrement de l’économie physique et de la politique de pillage des HMO (assurances maladies privées à but uniquement lucratif).

Le 10 avril, LaRouche avait déjà appelé « tous les députés à soutenir l’abrogation du système HMO et la proposition de Conyers en faveur de soins médicaux universels, au risque de se voir rejetés par les électeurs aux prochains scrutins. Chaque député doit être mis devant ses responsabilités. Voilà l’épreuve décisive permettant de tester la qualité morale de vos députés. Prenons le sentier de la guerre : ceux qui ne soutiennent pas la réforme de Conyers sur la santé doivent être sanctionnés par la défaite. »

La loi de Conyers éliminerait le système rentable des HMO, créant un système à but non lucratif fournissant des soins médicaux et des médicaments pour tous. Soulignons que Conyers est député depuis 1965, à l’époque où le Congrès créa les systèmes Medicare (assurance maladie publique pour les personnes âgées) et Medicaid (assurance maladie publique pour les démunis). Pendant tout ce temps, il a défendu un programme de soins médicaux universels et a déjà déposé plusieurs propositions de loi du même type.

Le programme prévu par le député démocrate du Michigan serait financé par des fonds publics et mis en œuvre par des établissements et personnes privés. « L’objectif de la législation, dit-il, est de garantir que tous les Américains aient accès aux soins médicaux de la plus haute qualité et à un coût raisonnable, quels que soient leur emploi, leur revenu ou le montant de leurs cotisations. » En outre, il serait interdit aux compagnies d’assurance privées de vendre un programme offrant les mêmes conditions que le système public.

LaRouche a insisté une fois de plus que le gouvernement fédéral a la responsabilité, en raison de son devoir envers le bien-être du peuple, d’assurer l’infrastructure essentielle du système de santé- lits d’hôpitaux, personnel médical, services de santé publique, etc., comme le prévoyait la loi Hill-Burton de 1946 (« Hospital Survey and Construction Act »).

Le « principe Hill-Burton » fut respecté jusque dans les années 60, en particulier avec la création de Medicare et de Medicaid en 1965. La tuberculose, la polio et d’autres maladies infectieuses ont pu être endiguées ; dans 3000 comtés, le ratio de lits d’hôpitaux était de 4,5 pour 1000. Malgré de graves défauts, le système d’assurance maladie était relativement efficace, avec des organismes à but non lucratif établis par les employeurs (Blue Cross et Blue Shield) et les associations de bienfaisance.

Suite à l’adoption de la loi sur l’Organisation de gestion des soins médicaux, en 1973, on a commencé à battre en brèche le principe Hill-Burton. On a constaté un fort déclin des capacités logistiques et de la couverture médicale. Sous prétexte que la « concurrence permettrait d’abaisser les coûts », les HMOs et les chaînes d’hôpitaux à but lucratif ont pu piller les citoyens ainsi que les équipements. Dans l’Etat de Conyers, le Michigan, le ratio des lits d’hôpitaux passa de 4,3 pour 1000 en 1980, à 2,6 pour 1000 en 2000, et il est encore bien plus bas ailleurs. Et pour comble, l’administration Bush-Cheney demande que les Etats et les hôpitaux financent les dépenses pour le Medicare et le Medicaid à la place du gouvernement fédéral.

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