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LaRouche sur le rôle du Sénat américain en période de crise

La rédaction
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Lors de sa conférence internet du 16 juin, Lyndon LaRouche a exhorté le peuple américain à relever le défi posé par l’effondrement imminent du système financier et monétaire international. « Ce que je vais vous présenter vous terrifierait, si je ne vous montrais en même temps qu’il existe une solution à ce problème », dit-il d’emblée. L’économiste américain a ensuite expliqué, calmement, les données de la crise actuelle, centrée pour l’instant sur les hedge funds qui ont perdu quelque 40% de leur valeur depuis la faillite de General Motors et la dégradation de ses obligations au niveau poubelle.

Il a ensuite lancé une attaque en règle contre la globalisation, qui a ravagé les capacités productrices des pays industrialisés tout en appauvrissant les pays du tiers monde. Les Etats-Unis sont les premiers responsables de cette crise existentielle, et c’est d’eux aussi que doit venir l’amorce d’une solution, sous forme d’un nouveau système monétaire et financier, de type Bretton Woods, et d’une reprise dans la tradition de celle de Franklin Roosevelt. Comme il n’y a rien à attendre en ce sens de la Maison Blanche, c’est le Sénat qui est appelé à intervenir de toute urgence.

Ainsi, tout au long de son webcast, LaRouche est revenu sur l’importance stratégique des événements du 23 mai au Sénat américain, lorsqu’un groupe bi-partisan de sénateurs a déjoué la tentative de coup d’Etat contre la Constitution lancée par Bush et Cheney et réaffirmé le rôle essentiel de l’institution du Sénat. Au cours du dialogue suivant sa présentation, LaRouche a pu répondre à de nombreuses questions en provenance de bureaux de parlementaires, lui demandant : que doit faire le Sénat face à l’attitude partisane et confrontationniste de la Maison Blanche vis-à-vis du Congrès ? comment, en pleine désintégration financière, préserver le fonctionnement du système bancaire, sans porter atteinte aux conditions de vie de la population ? que faire pour préparer les Etats-Unis à gérer cette crise économique et financière ?

Dans une de ses réponses, LaRouche résuma bien la situation politique aux Etats-Unis : « Parlons du Sénat, car nous n’avons pas de Président. Nous avons un canard boiteux (...). Il l’est devenu rapidement, et je savais que cela allait être le cas. (...) [Dans mon webcast du 7 novembre 2004], j’avais dit que nous pourrions le transformer en canard boiteux, et nous y avons réussi ! Les démocrates et d’autres en ont fait un canard boiteux qui, en plus, ne cesse de perdre des plumes. (...) Le Président est nul, et le vice-Président est archi-nul ! »

Depuis le 23 mai, nous assistons à la consolidation d’une alliance bipartisane au Sénat et au Congrès, appelée à devenir le centre de gravité du gouvernement, en cette période de crise gravissime. Le Sénat, « fort de ses pouvoirs spécifiques de conseiller le Président et d’approuver sa politique (advice and consent en anglais) peut intervenir auprès des institutions, du moins de la branche législative, pour faire adopter les mesures nécessaires face à la crise ».

Et le peuple américain y répondra favorablement, en voyant « une telle coalition bipartisane au Sénat, prête à assumer la responsabilité que la Constitution lui confère implicitement, lors d’une crise de ce type ». Bush et Cheney sont tous deux passibles de destitution, car « la destitution vaut non seulement lorsqu’il y a crime, mais aussi lorsque le Président n’est pas compétent. Or c’est exactement le cas aujourd’hui. Quant au vice-président, il est l’incompétence même, ou plutôt l’anti-compétence . »

Néanmoins, il est indispensable de sauvegarder le gouvernement constitutionnel. « En l’occurrence, il ne peut être préservé dans le court terme (à long terme, la Cour suprême peut intervenir) que si le Sénat exerce son leadership en tant qu’institution appelée, en vertu de la Constitution, à fournir son avis et son consentement (...). Et si le Sénat prend des décisions et fait des déclarations pertinentes au vu de la réalité de cette situation, le peuple américain l’écoutera et le soutiendra . »

LaRouche a rappelé qu’il y aura des législatives en novembre 2006, l’ensemble de la Chambre et un tiers du Sénat devant être renouvelés. Certes, les uns et les autres ont déjà soutenu certaines positions du Président et négocié avec tel ou tel électorat. « Mais si les hommes politiques qui se présentent voient que les électeurs américains ne veulent plus de ce que Bush représente, ils vont vite faire volte-face. On pourra alors créer une dynamique au niveau du gouvernement dans son ensemble, sous la pression de l’urgence, permettant de faire ce qui est nécessaire. C’est une question de leadership. Dans des circonstances favorables, il devrait être assumé par le président des Etats-Unis, utilisant le pouvoir exécutif des Etats-Unis comme levier pour traiter une crise de ce type. Mais pour l’instant, nous n’avons pas de Président des Etats-Unis en état de fonctionner. Cet homme est un déficient mental, au mieux. Son successeur est un personnage vicieux, qui incarne davantage la maladie que le remède . »

En l’absence de présidence valable, quelles sont donc les options qui nous restent ? Il y a, précisa LaRouche, la relation entre les autres institutions gouvernementales et le peuple américain et, selon la Constitution des Etats-Unis, cette autorité réside implicitement dans le Sénat. « Si une coalition se forme au Sénat pour sauver la nation, cela suffira en soi à mobiliser le peuple américain pour envoyer Cheney se faire voir parce qu’il n’a plus aucun pouvoir. Il ne remportera plus l’approbation pour ses actes. Les gens riront de lui et il partira. Certes, les banquiers qui le soutiennent resteront dangereux. Mais si nous obtenons une coalition majoritaire au Sénat capable d’exercer son autorité systématiquement là où elle le peut, (...) les gens lui feront confiance, d’autant plus qu’à présent, ils perdent rapidement confiance dans l’administration Bush. »

LaRouche fit remarquer que presque toutes les questions qu’on lui posait avaient trait aux mesures à prendre « en temps normal ». Or la situation actuelle n’est pas « normale », nous sommes dans une crise très grave et il faut trouver dans le système constitutionnel propre aux Etats-Unis les moyens d’y faire face. Une première réponse a été fournie par le Sénat le 23 mai en refusant la prise de pouvoir dictatorial tentée par Bush et Cheney. « Le même principe s’applique maintenant. Nous avons besoin de sénateurs et d’autres qui se fassent entendre en tant que coalition ; ils ne seront pas d’accord sur tout, mais un dialogue doit s’instaurer. Et entre membres d’une coalition, le dialogue est forcément différent de celui entre des individus qui se rencontrent par hasard. Lorsque le dialogue représente l’engagement d’aboutir à un accord dicté non pas par celui qui parle le plus fort, mais par la raison et un sens de la réalité, et que les Américains comprennent ce qui se joue, alors je pense que, même si la situation reste très dangereuse, nos problèmes peuvent être résolus. »

« Reste à savoir à quel moment les sénateurs, entre autres, se rendront compte que nous n’avons pas de Président en état de fonctionner et un vice-président extrêmement dysfonctionnel ? » Dans ces conditions, le Sénat est l’institution du gouvernement qui doit prendre en mains la situation et appeler le peuple américain à le soutenir.

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