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Lafontaine : « revenons aux taux de change fixes »

La rédaction
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Dans un commentaire publié par l’édition de dimanche du Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 1er octobre, l’ancien ministre allemand des Finances Oskar Lafontaine affirme que « depuis l’abandon du système de taux de change fixes au début des années 70, de plus en plus d’observateurs en sont arrivés à la conclusion que les taux de change flottants déstabilisent l’économie mondiale (...) Dans le casino des paris à l’échelle mondiale, la spéculation et l’instinct de troupeau des courtiers déterminent les taux de change. »

Il est « plus qu’étonnant », écrit Lafontaine, que « des experts embarrassés déclarent maintenant que l’on ne peut plus expliquer rationnellement le taux de change de l’euro. On ne peut simplement pas expliquer de manière rationnelle les actions irrationnelles. Et donc se pose la question de savoir combien de temps les Etats veulent vivre encore avec un système de change qui est instable et conduit intrinsèquement à des crises financières et monétaires. »

Il est vrai que « de nombreuses banques bénéficient en effet des fluctuations des taux de change », explique l’ancien ministre allemand des Finances. « Ils ont intérêt à vanter haut et fort ce système de taux de change, malgré les effets négatifs que les taux de change flexibles ont sur l’économie mondiale. L’effondrement du hedge fund LTCM il y a deux ans a pu être évité à la dernière minute. Mais la prochaine crise viendra, parce que le système lui-même la provoque. Seulement, nous ne savons pas quand elle viendra. »

Les chefs de gouvernement des principales nations industrielles doivent prendre au sérieux les discussions sur la nécessité d’une « nouvelle architecture financière mondiale plus stable ». Au lieu de cela, « le Président américain s’inquiète pour Wall Street et le Premier ministre britannique pour la City de Londres.
Jusqu’à présent, toutes les propositions de stabilisation des marchés financiers mondiaux ont échoué en raison de la position adoptée par le gouvernement des Etats-Unis et le gouvernement britannique. Ils croient toujours qu’ils doivent protéger les intérêts myopes de leurs banques et spéculateurs financiers. Faut-il qu’une grosse crise financière arrive d’abord réellement pour que cesse cette inaction irresponsable ? »

Sans toutefois utiliser les termes « Bretton Woods », Lafontaine conclut : « Lorsqu’il y avait un système de taux de change fixes et de contrôles de capitaux, les économies nationales du monde avaient des taux de croissance respectables. Il n’est pas nécessaire de rétablir la situation précédente avec exactitude, mais l’expérience montre que les taux de change doivent être stabilisés et les flux de capitaux à court terme réglementés. »

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