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Le BRIC est-il le produit le plus toxique de Goldman Sachs ?

La rédaction
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21 avril 2010 (Nouvelle Solidarité)—L’attaque de la SEC (Securities exchange commission) contre la banque d’affaires Goldman Sachs aux Etats-Unis, commence à délier les langues dans d’autres parties du monde sur d’autres sales opérations de Goldman Sachs en cours ou ayant eu lieu dans le passé. C’est le cas notamment en Russie, où infoshos.ru, le site officiel en langue russe de l’Organisation de la coopération de Shanghai qui rassemble la Russie, la Chine et les principaux pays de l’Asie centrale, revient sur la création du concept de BRIC – une alliance entre le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine – par Goldman Sachs !

Dans un article la journaliste Olga Kharolets, rapporte ce qu’elle appelle une « curieuse intrigue ». Le BRIC, dit-elle, « est la seule alliance au monde dont le nom a surgi avant même que l’organisation n’existe ». Citant le ministre des affaires étrangères brésilien pour qui le BRIC « a d’abord existé dans les pensées de certains analystes avant de devenir une réalité concrète », elle ajoute que l’on pense généralement que « le père du terme BRIC est l’analyste de Goldman Sachs, Jim O’Neill, qui l’a créé en 2001 ».

La journaliste va plus loin en disant que si l’on a parlé d’un sommet du BRIC en juin 2009, c’est parce l’avion du Président Lula da Silva s’est posé à Yekaterinenburg au moment où un sommet était déjà en train d’avoir lieu parmi les trois grandes nations eurasiatiques : Russie, Inde et Chine.

Mais le rôle de Jim O’Neill dans la création du BRIC n’est pas un secret. Comme dans le cas de La lettre volée d’Edgar Allan Poe, le secret était devant les yeux de tout le monde. Il suffisait de ne pas se voiler la face pour le voir. Même le Premier ministre indien, Manmohan Singh, reconnaissait, lors d’une interview au quotidien The Hindu, lors du sommet du BRIC, au Brésil, la semaine dernière, que l’idée de ce projet revenait bien à Goldman Sachs, mais que « nous essayons maintenant de lui donner un contenu, un peu de chair ».

C’est en 2007, bien avant que le BRIC n’ait été constitué officiellement, qu’O’Neill rédigea un livre de 270 pages expliquant la nécessité de créer une telle alliance. Le site de Goldman Sachs consacre une page spéciale à ce qu’il appelle « les BRICs ». En suivant un lien on découvre une interview vidéo avec John O’Neill qui dit, dans un parfait anglais d’Angleterre bien pincé : « Je suis Jim O’Neill. Je dirige la Global Economics Research de Goldmann Sachs et je suis le créateur de l’acronyme, BRIC ».

Le plus étonnant est le fait qu’on ait réussi à occulter, en Russie, les véritables origines du BRIC, et qu’on présente cette institution, au contraire, comme une organisation qui permettra à ses membres de s’affranchir du contrôle par la finance états-étasunienne et européenne. Étonnant car Goldman Sachs n’est pas exactement inconnue en Russie, où le pillage de l’économie sous les gouvernements de Yegor Gaïdar et d‘Anatoli Tchoubaïs dans les années 90 par les banques d’affaires de ce type a laissé une marque indélébile dans tous les esprits.

Dans son ouvrage paru en 1999, intitulé « Génocide » , l’académicien russe, Serguei Glazyev, fait référence au rôle de Goldman Sachs dans l’effondrement de la pyramide des obligations à court terme russes (GKO) au cours de l’été 1998. « Dès que les premiers signes du crash à venir sont apparus », rapporte Glazyev, « la compagnie Goldman Sachs, proche du Trésor américain, a procédé, grâce à l’aide de Tchoubaïs, à la conversion des GKO dévaluées de ses clients, dans des obligations en dollars du gouvernement russe d’une valeur approchant les 4 milliards de dollars. Le tout a été exempté par la suite de la restructuration globale forcée par la crise. »

A l’époque, le fonctionnaire du Trésor américain qui « traitait » avec la Russie était l’homme de Goldman Sachs, Larry Summers, aujourd’hui le dirigeant du Conseil national d’économie de Barack Obama. Au fur et à mesure que les affaires corrompues de Goldman Sachs apparaissent au grand jour, la question qui sera naturellement posée en Russie est la suivante : le BRIC a-t-il été inventé pour piller la Russie une deuxième fois ?

Notons que cela fait belle lurette que Lyndon LaRouche, toujours très politiquement incorrect, s’était demandé si la lettre B de l’acronyme BRIC, n’était pas là pour signifier « Britannique », plutôt que Brésil. Ceci en raison du fait que le système financier brésilien est dominé par le Banco Santander, lui-même en alliance avec la Royal Bank of Scotland britannique et le groupe de Jacob Rothschild de l’oligarchie anglaise.


A LIRE :
Pour une vraie commission Pecora et la réquisition des banques

SIGNEZ :
Appel à la création d’une Commission Pécora

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  • petite souris • 21/04/2010 - 13:27

    Ben Merde alors !!!!

    et de Tristan Bernard :

    "Cambronne- on y songe avec peine-
    "Ne s’est pas montré bien français :
    "En criant aux Anglais le mot qui porte veine,
    "C’était fatalement assurer leur succès !"

    à l’occasion de la bataille de Waterloo....

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