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Le Brésil pourrait construire plusieurs centrales nucléaires

La rédaction
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Le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva a été réélu le 29 octobre avec plus de 60 % des voix. Au cours de sa campagne, il avait affiché son intention de redonner à l’Etat un rôle actif dans la politique économique et de reprendre les plans de plusieurs nouvelles centrales nucléaires. En mars dernier, le ministre brésilien de la Science et de la Technologie, Sergio Rezende, avait annoncé la construction de sept centrales avant 2025, mais le Président avait alors ajourné le projet, à cause notamment de l’opposition de son chef de cabinet, Dilma Roussef. Cependant, Mme Roussef a déclaré à Valor Economico (édition du 23 octobre) que le Conseil national de la Politique énergétique allait discuter, dans la semaine suivant l’élection, de la version finale d’un plan pour le secteur nucléaire brésilien vieillissant. Le gouvernement devrait, en outre, achever la construction d’Angra 3 (démarrée il y a plus de 20 ans) et en construire d’autres.

Le plan a été préparé par une commission réunissant plusieurs agences, chapeautée par la Commission nationale sur l’énergie nucléaire (CNPE). Comme le chef de celle-ci, Odair Dias Goncalves, l’a confié à Valor, ils proposent que le Brésil s’attaque à la pénurie énergétique en se fixant comme objectif de produire 5,6 % de son énergie à partir des centrales nucléaires d’ici 2023 ou 2025. Les sites n’ont pas encore été décidés, mais au moins l’un d’entre eux serait implanté dans le nord-est, le long du fleuve Sao Francisco.

Le nucléaire reste néanmoins un sujet très controversé parmi une certaine base électorale de Lula, d’où l’absence du mot « nucléaire » dans le programme du Président nouvellement réélu.

Au cours d’une interview exceptionnelle à un magazine international basé en Italie, Trenta Giorni, (Trente jours, édité par l’ancien Premier ministre Giulio Andreotti), Lula affirmait que « l’Amérique du Sud assiste à la fin du modèle néo-libéral basé sur la réduction du rôle de l’Etat ». Juste avant son élection, il avait déclaré que « les gouvernements récemment élus dans la région reflètent la prise de conscience du fait que nous avons besoin de donner un rôle stratégique à l’Etat dans la définition des politiques publiques ».

Lula a abordé plusieurs questions qui caractérisent ses politiques économique et étrangère : « L’intégration de l’Amérique du Sud : ce n’est certainement pas une idée nouvelle. Nous lui avons donné une plus grande importance, une priorité absolue. Nous l’avons démarrée là où c’était possible. » Il a également souligné l’alliance avec l’Inde et l’Afrique du Sud (IBSA) et les résultats de sa réforme agraire : « Nous avons distribué plus de 22 millions d’hectares, une superficie aussi grande que le Portugal, les Pays-Bas et la Belgique pris ensemble. Ils sont allés à 245 000 familles. » La distribution des terres « s’est accompagnée de conditions permettant de les cultiver. L’argent public a été investi dans des infrastructures, l’assistance technique a été fournie, l’émission de crédit a été accrue et de nouvelles et plus importantes lignes de crédit ont été ouvertes. »

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