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Le Brésil poursuit une politique d’intégration régionale

La rédaction
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Les efforts du président brésilien Lula da Silva pour impliquer les gouvernements voisins dans l’Initiative infrastructurelle régionale sud-américaine (IIRSA), provoque une certaine nervosité dans l’élite financière anglo-américaine. Les milieux bancaires s’étaient déjà fortement émus lorsque cette initiative fut adoptée au cours du sommet d’août 2000 des chefs d’Etat sud-américains, réunis à Brasilia. A l’époque, le président péruvien Alberto Fujimori avait parlé d’« Etats-Unis d’Amérique du Sud », déterminés à surmonter la pauvreté et à développer leurs ressources, plutôt que de rembourser une dette extérieure illégitime et artificiellement gonflée par des dévaluations successives.

Avec la désintégration actuelle du système monétaire international et les efforts de nombreux pays pour mettre en oeuvre certains aspects du Pont terrestre eurasiatique proposé par Lyndon LaRouche, les Anglo-Américains craignent que Lula, en organisant l’intégration sud-américaine, ne conduise le Brésil à rompre complètement avec le Fonds monétaire international.

Après avoir rencontré le président colombien en mars et celui du Pérou en avril, Lula a rencontré le 25 avril le président vénézuélien Hugo Chavez et, trois jours plus tard, le président bolivien Gonzalo Sanchez de Lozada. Le communiqué publié à l’issue de ce dernier sommet évoque la nécessité d’une intégration au niveau de l’énergie et annonce le lancement d’études de faisabilité pour un complexe pétrochimique conjoint à la frontière de la Bolivie et du Brésil. Il y est aussi question de l’achèvement du canal reliant les fleuves Paraguay et Parana pour permettre le développement intérieur de la Bolivie et lui donner accès à l’océan Atlantique.

Fin mai, Lula rencontrera les présidents équatorien et uruguayen. Le nouveau président paraguayen, Nicanor Duarte Frutos, a déjà exprimé son intention de coopérer étroitement avec le Brésil au renforcement du marché commun du Sud (Mercosur), auquel tous deux appartiennent, avec l’Uruguay et l’Argentine. Par ailleurs, Lula a invité le président chilien Ricardo Lagos à effectuer une visite officielle au Brésil et il vient de rencontrer le candidat présidentiel argentin, Nestor Kirchner, un péroniste qui sera opposé à l’ancien président Carlos Menem lors du second tour, le 18 mai. Kirchner et Lula ont déclaré que leurs deux nations doivent former une « alliance stratégique » et renforcer le Mercosur.

Elargissement de la coopération économique

Le gouvernement brésilien entend faire de sa Banque nationale de développement économique et social (BNDES) un véhicule pour le financement des projets d’intégration continentale spécifiés dans l’IIRSA et devra collaborer, dans cette optique, avec la Société de développement andin (CAF). La BNDES a déjà accordé des lignes de crédit à plusieurs gouvernements pour financer des projets d’infrastructure et des importations de biens et de services brésiliens. La BNDES pourrait devenir le partenaire de la CAF en augmentant sa participation financière de 2,5% (50 millions de dollars) actuellement à 20% (400 millions de dollars). La CAF a été créée en 1970 comme agence de financement multilatérale destinée à promouvoir le développement « durable » et l’intégration régionale, dans les secteurs publics et privés d’Amérique du Sud et des Caraïbes.

Le président Lula est favorable à un tel partenariat entre la BNDES et la CAF, qui faciliterait le financement des projets du plan d’intégration sud-américaine. Les entreprises brésiliennes pourraient utiliser les lignes de crédit BNDES/CAF, par exemple pour investir à l’étranger. Avec les pays membres du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay, et des membres associés Chili et Bolivie), la BNDES étudie la mise en place d’une Société du développement de la Plata, qui remplacerait alors le Fonplata, le fonds d’investissement pour les nations riveraines du Rio de la Plata. La BNDES et la CAF envisagent aussi de co-financer, à raison de 300 millions de dollars, la construction d’une voie ferrée entre le Brésil et la Bolivie.

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