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Le Congo en proie au génocide

La rédaction
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Un nouveau rapport de l’International Rescue Committee de New York confirme, une fois de plus, la dimension indicible du drame humain au Congo. Aujourd’hui, les effets à long terme de la guerre qui s’y déroule (celle de 1996 relancée en 1998) tuent plus de mille personnes par jour. Le rapport constate qu’entre janvier 2003 et avril 2004, plus de 500 000 personnes sont mortes de malnutrition et de maladies dues au conflit. L’étude de l’IRC montre que « le conflit au Congo est de loin le plus meurtrier du monde depuis la Deuxième Guerre mondiale, et le plus meurtrier que l’Afrique ait connu . »

Selon la conclusion de l’ONG new-yorkaise : « Les quelques gains politiques et humanitaires récents sont maintenant remis en cause et le retour à une guerre pleine et entière engouffrant la région est une réelle possibilité. L’engagement international en RDC fait tragiquement défaut et, de ce fait, des centaines de milliers d’innocents meurent . »

Pour le dire crûment, la communauté internationale se contente d’assister passivement au génocide en cours. Ce nouveau rapport constitue en fait une mise en inculpation des gouvernements américain et européens qui, du fait qu’ils étaient partie prenante des guerres en Afrique centrale au cours de la dernière décennie et qu’ils maintiennent toujours des rapports douteux avec divers dirigeants corrompus de la région, ne font preuve d’aucune velléité d’arrêter le carnage. De même, les efforts des Nations unies et de l’OUA ont été voués à l’échec.

Il y a dix-huit mois, les partis adverses (le gouvernement congolais de Kinshasa, les rebelles, les gouvernements d’Ouganda et du Rwanda) ont signé un accord de paix dont ils savaient pertinemment qu’il ne serait pas respecté. Entre-temps, la guerre par procuration contre le Congo mené par le gouvernement rwandais de Kagame, lui-même contrôlé par les Anglo-Américains, s’est poursuivie. Fin novembre, Kagame a annoncé que son armée s’apprêtait à revenir dans l’est du Congo. Ainsi, le dictateur du Rwanda confirme qu’il n’a jamais eu l’intention d’abandonner le contrôle de certaines régions du Congo qu’il contrôle soit directement par l’occupation militaire, soit par l’intermédiaire des rebelles. Selon un rapport de la BBC, les Nations unies ont à leur disposition des documents confidentiels montrant cette mainmise de la « structure militaire rwandaise ». En réponse à la menace de Kagame, le président KABILA a déployé 10 000 soldats de plus à l’est du pays.

Enfin, des tensions montent entre l’Ouganda et le Rwanda. Le 20 novembre, onze chefs d’Etat de la région des Grands Lacs, réunis à Dar Es Salaam en Tanzanie, ont signé une déclaration confirmant leur attachement à la paix. Paul Kagame et son homologue ougandais Museveni sont connus pour leur aptitude habituelle à parler de paix tout en préparant la guerre. Mais ils ne réussiraient pas s’ils n’avaient le soutien des gouvernements américain, britannique et autres.

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