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Le Congrès adopte une loi agricole anti-libérale

La rédaction
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Après les récentes mesures prises pour protéger la sidérurgie et l’industrie du bois américaines, le Congrès vient d’adopter, à une majorité des deux tiers dans les deux chambres, une nouvelle loi agricole qui marque un revirement par rapport à la loi libérale de 1996 (qui expire en septembre). Cette dernière s’est traduite par un nombre dramatique de faillites agricoles et l’apparition de villes fantômes dans tous les Etats-Unis.

La nouvelle loi prévoit une augmentation des subventions pour les céréales et le coton ainsi que la création de nouvelles subventions pour le lait, la laine, le miel, les cacahuètes, les lentilles et les petits pois. Les allocations aux agriculteurs augmenteront de 80 % par rapport aux niveaux en vigueur - ce qui donne une bonne indication du niveau extrêmement faible des prix actuellement payés aux producteurs. En effet, pour certains produits essentiels comme le coton, le maïs et le porc, ils permettent tout juste de couvrir la moitié des coûts de production.

Cette nouvelle loi traduit un rejet de la politique agricole libérale que Washington avait imposée non seulement à ses propres fermiers, mais aussi, via le GATT et l’OMC, à l’ensemble du monde. Cependant, elle ne soulève pas du tout la question du coût de production ou du prix de parité, et encore moins du pouvoir des cartels agro-alimentaires. Le texte a toutefois profondément divisé le camp républicain. Les gourous du libéralisme, comme le sénateur de l’Arizona, John McCain, et le député du Texas, Tom Delay, sont furieux de voir ainsi violés leurs préceptes favoris, ce qui n’a pas empêché bon nombre de leurs collègues de voter la loi avec les démocrates. Et le président Bush va devoir, comme dans le cas de l’acier, faire violence à son culte du libre-échange et signer une législation prévoyant des mesures protectionnistes.

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