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Le Congrès prépare une motion de censure contre Alberto Gonzales

La rédaction
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Bien qu’ils ne soient pas encore prêts à engager une procédure de destitution à l’encontre du vice-président Dick Cheney, les dirigeants démocrates du Sénat et de la Chambre s’en prennent énergiquement au ministre de la Justice, Alberto Gonzales.

(EIRNS) Bien qu’ils ne soient pas encore prêts à engager une procédure de destitution à l’encontre du vice-président Dick Cheney, principal artisan, au sein du gouvernement, de l’instauration d’un Etat policier, les dirigeants démocrates du Sénat et de la Chambre s’en prennent énergiquement au ministre de la Justice, Alberto Gonzales. Jusqu’à présent, ce dernier a refusé de coopérer avec les différentes enquêtes menées par les Commissions judiciaires de la Chambre et du Sénat. Mais il a été démontré que son ministère embauchait et limogeait des procureurs fédéraux pour des raisons éminemment politiques et qu’il avait lui-même approuvé, alors qu’il était conseiller de la Maison Blanche, le programme illégal de mise sur écoutes de citoyens américains.

C’est ainsi qu’une motion de censure à l’encontre d’Alberto Gonzales a été déposée à la Chambre le 21 mai, suivie trois jours plus tard d’une résolution similaire au Sénat, co-signée par 28 élus. Si le dirigeant démocrate Harry Reid fait partie des sénateurs signataires, à la Chambre, la présidente Nancy Pelosi et le dirigeant du groupe démocrate, Stony Hoyer, n’ont pas signé la motion, qui a rallié entre-temps 117 partisans.

Lors d’une conférence de presse le 24 mai, le sénateur démocrate de New York Charles Schumer a estimé que le vote aurait sans doute lieu dans la deuxième semaine de juin. Quant à savoir si la résolution obtiendra les 60 voix nécessaires (sur 100) pour être adoptées, il a dit qu’il compte sur toutes les voix démocrates (51) et que six sénateurs républicains ont déjà appelé à la démission de Gonzales, tandis qu’une dizaine d’autres ont émis des critiques acerbes à son égard. Lors d’une interview le 20 mai, le sénateur républicain Arlen Specter, de la Commission judiciaire, estima que le ministre de la Justice démissionnerait avant que le vote ait lieu.

Il y a de quoi. Le 15 mai, James Comey, ancien adjoint du ministre de la Justice Ashcroft, avait témoigné que Gonzales avait menti à la Commission judiciaire du Sénat à propos de son rôle dans l’adoption du programme de surveillance de citoyens américains mis en œuvre par l’Agence de sécurité nationale, ce alors qu’il était conseiller de la Maison Blanche. Une semaine plus tard, dans une affaire différente entendue par la Commission judiciaire de la Chambre, Gonzales a été de nouveau épinglé. En effet, la personne qui servait de liaison entre la Maison Blanche et le ministère de la Justice, Monica Goodling, a avoué avoir appliqué des critères politiques pour choisir des procureurs fédéraux, qu’elle voulait loyaux à Bush et Cheney. Mme Goodling, membre de l’ultra-conservatrice Federalist Society, a déclaré qu’à son avis, le ministre de la Justice n’avait pas dit toute la vérité à la Commission, en déclarant qu’il n’avait jamais été impliqué dans des discussions sur l’engagement et le renvoi de procureurs et d’autres collaborateurs de son ministère. De plus, Mme Goodling a fustigé l’ancien adjoint au ministre, Paul McNulty, pour la nature « partielle et inexacte » des informations qu’il avait divulguées au Congrès. D’après elle, il savait pertinemment que « le département de la Justice avait travaillé pendant plusieurs mois avec la Maison Blanche », pour déterminer les changements de personnel souhaités, et que de hauts responsables de la Maison Blanche « y participaient, en passant des coups de téléphones et de diverses manières ». Dans ce contexte, des membres de la Commission judiciaire, démocrates comme républicains, ont demandé à consulter tous les courriels de Karl Rove, très proche conseiller du président Bush, concernant ces limogeages. La piste mène effectivement aux plus hautes sphères de la Maison Blanche.

Néanmoins, le président Bush, de plus en plus déconnecté de la réalité, continue à soutenir Alberto Gonzales, avec qui il collabore depuis l’époque où il était gouverneur du Texas. Il ne fait pas de doute que le ministre actuel de la Justice mérite la censure, même si les griefs des enquêtes actuelles ne sont pas les plus graves qu’on puisse lui reprocher. En effet, à la Maison Blanche, Gonzales s’était mis aux ordres de Dick Cheney pour imposer la politique de torture et autres mesures d’Etat policier.

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