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Le Congrès se mobilise pour empêcher une guerre contre l’Iran

La rédaction
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D’éminents membres du Congrès américain ont lancé une offensive vigoureuse pour empêcher le président Bush de mettre effectivement en œuvre le plan d’attaque militaire contre l’Iran, que son gouvernement brûle de déclencher. Dépassant de loin le débat sur l’envoi de renforts en Irak, les parlementaires exigent que le Président rende des comptes au Congrès, comme le stipule la Constitution américaine, préalablement à toute action.

Cette offensive reflète une détermination non partisane de renverser le discrédit total que les Etats-Unis se sont attirés de par le monde, à cause de la politique de guerre permanente promue en particulier par le vice-président Dick Cheney, et dont les forces armées américaines pâtissent également. Citons la déclaration faite le 19 janvier par Harry Reid, président du groupe démocrate au Sénat, devant le National Press Club : « Le temps du Congrès rond-de-cuir est révolu. (...) Nous sommes convaincus que le Président a choisi la mauvaise direction en Irak et nous craignons de plus en plus qu’il se trompe de direction en Iran et en Afghanistan. ». Faisant état de rumeurs selon lesquelles la Maison Blanche compte retirer des forces d’Afghanistan pour les envoyer en Irak, il estima que ce serait une « terrible erreur ». Quant aux menaces d’intervention militaire que le président Bush a récemment brandies, Reid est catégorique : « J’aimerais être clair : le Président n’a pas l’autorisation de lancer une action militaire en Iran sans l’approbation préalable du Congrès. La résolution l’autorisant à recourir à la force en Irak ne la lui donne pas. »

La veille, lors d’une audition sur l’Irak à la commission des Relations extérieures du Sénat, son président Joseph Biden a soulevé le danger d’une attaque contre l’Iran. Le général Barry McCaffrey a qualifié les menaces publiques du gouvernement contre Téhéran de « purement délirantes ». Bombarder les sites nucléaires et le système de défense aérienne iraniens pendant que 150 000 soldats américains sont assis en Irak, avec des lignes de communication traversant 400 km de territoire chiite « n’a aucun sens ». Ce serait la plus grave « erreur de pensée stratégique depuis la Deuxième Guerre mondiale ».

Dans une interview au New York Times du 20 janvier, le président de la commission sur le Renseignement, Jay Rockefeller, a exprimé la crainte que le gouvernement « refasse un nouvel Irak » en préparant une attaque contre l’Iran sur la base de renseignements incompétents.

Des actions bipartisanes ont été prises à la Chambre des représentants où onze députés, démocrates et républicains, ont déposé une résolution précisant que le Président n’est pas autorisé à attaquer l’Iran et qu’« en l’absence d’état d’urgence national, provoqué par une attaque de l’Iran contre les Etats-Unis, leur territoire ou leurs forces armées, ou l’imminence incontestable d’une telle attaque, le Président s’engage à consulter le Congrès et à obtenir, conformément à la loi, une autorisation spécifique du Congrès avant de recourir à l’utilisation de la force militaire contre l’Iran. »

Outre ces mesures préventives, certains élus proposent d’engager des entretiens avec l’Iran. Le 19 janvier, le député Gregory Meeks, de l’Etat de New York, a évoqué la possibilité de créer un « Groupe de dialogue », composé de députés américains qui s’entretiendraient directement avec leurs homologues iraniens. Lyndon LaRouche a soutenu cette idée, ajoutant que le Congrès doit expliquer à Bush pourquoi il est stupide de refuser de parler aux dirigeants iraniens et syriens.

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