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Le FMI a cédé face à l’Argentine

La rédaction
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Le 9 mars, le gouvernement argentin et le FMI sont parvenus à un accord de dernière minute, évitant ainsi la cessation de paiements sur 3,1 milliards de dollars de dettes, à laquelle le président Nestor Kirchner menaçait de recourir. Dans la soirée du 8 mars et la matinée du 9, les négociations entre Buenos Aires et Washington ont été fiévreuses. A tel point qu’Anne Krueger, présidente par intérim du Fonds, a personnellement pris le téléphone pour appeler Kirchner et discuter pendant une demi-heure avec lui. Au cours de l’entretien, devait-on apprendre, « les désaccords ont été résolus » et, peu après, Kirchner donna l’ordre de verser les 3,1 milliards au Fonds.

Le texte de la Lettre d’intention signée entre l’Argentine et le FMI ne sera rendu public qu’à l’issue de la réunion du conseil d’administration du Fonds, le 22 mars. Cependant, on sait déjà que le président Kirchner n’a pas fait de concession majeure et que le FMI et les Etats-Unis ont néanmoins accepté de débloquer les fonds nécessaires pour éviter une cessation de paiements. Le sous-secrétaire américain au Trésor, John Taylor, aurait insisté auprès de Krueger pour qu’elle accepte la « dernière offre » de l’Argentine, remise dans la soirée du 8 mars.

Selon Lyndon LaRouche, la combinaison de la crise argentine, de la publication du rapport de la BRI et des rumeurs circulant sur les pertes de Fannie Mae et Freddie Mac, venant s’ajouter à d’autres crises du système financier, risquait de faire du refus argentin le « détonateur » du système. C’est pourquoi le FMI et le Trésor américain auraient décidé d’éviter la confrontation et de tenter de gagner du temps.

Kirchner, de son côté, pense aussi avoir gagné du temps pour lui-même et pour son pays. Mais le problème de fond persiste et la crise argentine se manifestera à nouveau en juin, lors du prochain contrôle du FMI, si ce n’est plus tôt. Le problème de fond ne se serait posé que si la cessation de paiements avait été déclarée. Kirchner ne l’a pas fait, au grand soulagement du président brésilien Lula Da Silva. Autrement, le Brésil aurait été obligé de choisir entre le peuple et les créanciers.

Par ailleurs, l’Argentine a refusé :

  • la condition du FMI prévoyant, pour tout accord, l’approbation de 80% des détenteurs d’obligations argentines ;
  • de reconnaître le « Comité global des détenteurs de la dette argentine » comme seuls représentants des créanciers, même si elle a accepté de les inclure dans les négociations aux côtés de vingt autres groupes de créanciers ;
  • tout délai spécifique pour parvenir à un accord ;
  • de renoncer à son droit d’écarter du comité de restructuration de la dette (composé de trois banques) l’une ou l’autre d’entre elles, si le gouvernement estime qu’elle ne respecte pas le contrat.

Dans un commentaire paru dans le Guardian du 9 mars, Larry Elliott disait que la défiance de l’Argentine envers le FMI « soulève le spectre ultime : l’effet de domino déclenché par ceux qui font défaut pourrait le mettre en faillite. » Le cas argentin, dit Elliott, a plongé le FMI dans sa plus grande crise depuis sa fondation il y a plus de cinquante ans.

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