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Le FMI demande la capitulation de l’Argentine

La rédaction
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Fin décembre, une délégation du FMI a effectué une visite surprise en Argentine, se traduisant par un bras de fer avec le gouvernement argentin. La délégation, conduite par John Thornton, exigeait de ce dernier qu’il renfloue ses créanciers en remboursant 65% de la valeur nominale des 99 millions de dollars d’obligations sur lesquels l’Argentine s’est déclaré en défaut de paiements en 2001, et ce, en dépit du fait que ces obligations sont détenues en majorité par des « fonds vautours » qui les ont achetées sur le marché secondaire à seulement 20% de leur valeur nominale. En septembre dernier, à Dubaï, les autorités argentines avaient demandé l’effacement de 75% de cette dette. En outre, la délégation a fait savoir que si l’Argentine ne fait pas preuve de « bonne foi » dans les négociations sur la restructuration de sa dette, le FMI suspendra son examen portant sur la manière dont le pays a respecté les conditions de son accord avec le Fonds, au cours des trois premiers mois de sa mise en vigueur, et ne débloquera pas, par conséquent, les fonds promis.

Parallèlement, la presse financière, le Financial Times en tête, demande que l’Argentine accorde un droit de pillage aux banques, privatise les entreprises de service public, instaure une « économie de marché compétitive » et « réaffirme le droit de propriété », faute de quoi elle ne serait pas en mesure d’attirer de « nouveaux investissements de l’étranger, ni de lever des capitaux en quantités suffisantes sur son propre marché intérieur ». Il n’y aura aucune croissance, aucune reprise, rien, menace le quotidien de la City de Londres. « Il faut agir maintenant, pour donner de l’énergie à la reprise . »

Le gouvernement argentin a rejeté cette ingérence intolérable du FMI. A l’occasion de l’inauguration d’une usine à Buenos Aires, le 23 décembre, le président Kirchner a déclaré : « Vous ne pouvez plus nous faire peur avec le FMI. Le cœur, l’âme et l’esprit des Argentins passent avant le fonds. (...) Nous en avons assez de ceux qui disent que nous sommes finis si nous ne faisons pas ce qu’ils veulent. (...) Nous avons bâti l’Argentine par nous-mêmes », dit-il. Il déclara que la « reprise » argentine ne pourrait ressembler à celle des années 90, qui avait vu une grande concentration de richesses et une augmentation de la pauvreté, mais qu’elle devrait profiter à la population. Le ministre des Finances Roberto Lavagna déclara que le FMI n’avait aucune autorité pour intervenir dans la question de la restructuration de la dette, et que ceci n’était pas compris dans l’accord signé en septembre.

Cependant, la vulnérabilité de l’Argentine tient au fait que la « reprise » tant vantée par Kirchner et Lavagna est largement due à la substitution des importations qui a eu lieu à partir de la dévaluation du peso en janvier 2002, ainsi qu’à une plus grande utilisation de capacités non employées, et non à un véritable développement de l’économie physique.

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