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Le G-7 ne contrôle plus le déclin du dollar

La rédaction
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L’administration Bush demande depuis un certain temps aux gouvernements asiatiques de ne plus intervenir sur les marchés des changes pour empêcher leur monnaie de monter par rapport au dollar. Toutefois, la Chine comme le Japon sont restés sourds à ces appels. Alors que Pékin maintient un taux de change fixe entre le yuan et la monnaie américaine, la Banque du Japon vient d’effecteur une intervention record sur les marchés des changes, achetant pour 40 milliards de dollars d’avoir financiers américains au cours des quatre semaines précédant le 26 septembre. Depuis le début de l’année, ses interventions sur ce marché s’élèvent à 120 milliards de dollars.

Néanmoins, le billet vert poursuit son recul par rapport à presque toutes les grandes monnaies du monde. Il vient d’atteindre son plus bas niveau depuis trente-trois mois par rapport au yen et frôle déjà un plancher historique par rapport à l’euro.

Comme l’a remarqué Isabelle Croizard dans La Tribune du 1er octobre : « Rappelons que les partenaires de l’oncle Sam au sein du groupe des Sept n’ont accepté le communiqué final de la réunion de Dubai, prônant davantage de flexibilité des taux de change, qu’à contrecœur et en échange de la certitude qu’avec un dollar affaibli, les Etats-Unis retrouveraient un rôle de locomotive de l’économie mondiale. Seulement voilà, non seulement le dollar continue à baisser, mais son reflux est en train de devenir hors de contrôle . »

...et la réalité dément les annonces de reprise américaine

L’une des raisons de l’euphorie estivale sur les Bourses mondiales venait de la perspective annoncée par le gouvernement américain et la Réserve fédérale d’une mirobolante reprise américaine. Ce mythe vole maintenant en éclats. En effet, de nouvelles statistiques plus fiables, produites depuis le 30 septembre, ont brossé un tableau de l’économie outre-Atlantique bien plus sombre que celui fourni par les données, artificiellement gonflées, du PIB.

L’Institute for Supply Management (ISM), anciennement Association des directeurs des achats, a indiqué que son indice mensuel pour la banlieue de Chicago, basé sur une enquête auprès des entreprises, était passé en septembre de 58,9 à 51,2, tandis que l’indice « emploi » chutait de 51,2 à 45,3, reflétant un nombre accru de licenciements. Quant au Conference Board, son indice de confiance des consommateurs est passé de 81,7 en août à 76,8 aujourd’hui, en raison de la peur du chômage. En revanche, la rubrique « emplois difficiles à obtenir » est montée à 35,3, le niveau le plus élevé depuis décembre 1993.

Selon un rapport du Bureau de recensement, en 2002, le nombre de personnes dépourvues d’assurance maladie aux Etats-Unis a augmenté de 2,4 millions pour atteindre un total de 43,6 millions, soit 15,2% de la population. Cette augmentation serait due aux suppressions d’emplois et à la réduction de la couverture maladie dans l’entreprise. Entre 2001 et 2002, le pourcentage d’employés bénéficiant d’une couverture maladie d’entreprise est passé de 62,6% à 61,3%. Le nombre d’employés à plein temps sans assurance maladie a augmenté de près de 900 000 l’année dernière pour atteindre le chiffre de 19,9 millions, soit 17% des employés à plein temps. Pour ceux qui travaillent à temps partiel, ce pourcentage est de 24% et pour les sans-emploi, de 26%. Environ 32,4% des Hispaniques ne sont pas assurés, alors que pour les personnes d’origine étrangère, ce taux est de 33,4%.

Ron Pollack, directeur exécutif de Families USA, association militant pour des soins médicaux pour tous à prix abordables, fait remarquer que le nombre de non-assurés dépasse la population cumulée de 24 Etats plus la ville de Washington. L’augmentation de l’année dernière a été la plus forte depuis dix ans.

Par ailleurs, le Bureau de recensement a constaté que le nombre d’Américains vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté en 2002 pour la deuxième année consécutive, dépassant le niveau de 34,6 millions, soit 1,7 million de plus qu’en 2001. Plus d’un tiers de ces personnes (38%) appartiennent à la catégorie « travailleurs pauvres », c’est-à-dire qu’ils ont travaillé au moins partiellement pendant l’année, mais se trouvent néanmoins en dessous du seuil de pauvreté.

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