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Le Général Alain Pellegrini sur le Liban : « une nouvelle politique est mise en œuvre à l’Elysée”

La rédaction
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Le Réseau Voltaire a publié le 16 juillet dernier, l’intégralité de l’interview accordée par le général de division Alain Pellegrini qui éclaire sur la situation au Liban et en Syrie

19 juillet 2007 ( Nouvelle Solidarité)- Le Réseau Voltaire a publié le 16 juillet dernier, l’intégralité de l’interview accordée par le général de division Alain Pellegrini a Nidal Hamade, correspondant du magazine libanais, Al Intikad. Alain Pellegrini fut le commandant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) entre janvier 2004 et janvier 2007. Auparavant, il avait été Directeur de la division Afrique et Moyen-Orient de la Direction du renseignement militaire à Paris.

Dans cette interview, le général revient sur plusieurs points clés de l’histoire du Liban depuis la guerre israélienne de 2006. « La Finul ne peut pas mettre fin aux violations aériennes israéliennes car elles n’a pas d’armes antiaériennes équivalentes à celles que détient l’armée de l’air israélienne », a-t-il dit revenant sur le problème des violations régulières par Israël de l’espace aérien libanais. « L’armement de la Finul n’est pas assez puissant pour atteindre les avions israéliens à haute altitude. Les meilleurs missiles sont ceux de la force française, les modèles MISTRAL dont la portée ne dépasse pas 1 500 mètres. » Le Général a confirmé, cependant, l’information selon laquelle les troupes françaises de la FINUL avaient tiré sur les avions israéliens : « Cet incident a eu lieu lorsque les avions israéliens ont survolé, à basse altitude, la force française. L’objectif était de tirer des missiles permettant de protéger la force française qui se sentait menacée ».

Sur la possibilité pour Israël de mener une nouvelle offensive militaire contre le Liban, Alain Pellegrini est sceptique : « Je ne crois pas, au moins à court terme, pour deux raisons : la présence des forces de la Finul complique le déclenchement d’une nouvelle guerre, et les problèmes dont souffre l’armée israélienne depuis la guerre de juillet dernier. » Cette offensive, poursuit-il, « a provoqué une crise au sein de l’armée. Une crise qui ne sera pas sûrement résolue à court terme ».

Concernant les origines « étrangères » des extrémistes sunnites qui tentent de mettre le Liban à nouveau à feu et à sang, Pellegrini a été on ne peut plus clair : « L’attaque (qui a coûté la vie à 6 soldats espagnols à Jound el-Cham à Saida, ndlr) a été perpétrée par des extrémistes salafistes que nous surveillons ». « Certains parmi eux sont Libanais et d’autres sont étrangers. » Quand au Fatah al Islam qui sévit dans le camp de Nahr el Bared, Allan Pellegrini déclare : « vous n’avez pas besoin de beaucoup de réflexion pour connaître qui le soutient. Ce sont des extrémistes sunnites actifs dans une région qui est sous le contrôle d’une faction connue. (...) Ceux qui financent le Jound el-Cham à Saida sont les mêmes qui sont derrière le Fatah al-Islam dans le camp de Nahr el-Bared. » Et lorsque Nidal Hamade lui demande si ce sont « les Hariri » qui sont à l’origine de ces groupes extrémistes, l’interview rapporte « un large sourire » de la part du Général !

Enfin, le Général Pellegrini confirme le changement de la politique libanaise de la France depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy : « une nouvelle politique est mise en œuvre à l’Elysée, les anciennes méthodes n’ont plus cours. Ainsi, certains acteurs politiques au Liban doivent admettre cette nouvelle politique de la France. La France doit être plus ferme avec les Libanais et surtout avec ses propres alliés. Elle doit leur demander de tenir leurs engagements, car la dernière période a été caractérisée par le non-accomplissement des engagements, et certains pensent qu’ils n’ont pas de compte à rendre. » Quand à la nécessité de réintégrer la Syrie, au dialogue régional, Pellegrini acquiesce : « Vous savez bien qu’il faut négocier avec tous les acteurs dans votre région. Cela fait partie de la culture politique des peuples de votre région. La Syrie a son influence, cela implique qu’il faut négocier avec Damas. Cela ne veut pas dire qu’il faut s’incliner devant la Syrie. Le dialogue pourra être utile pour convaincre la Syrie de collaborer plutôt que de se placer dans une situation délicate. Le dialogue, c’est le réalisme politique. »

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