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Le “J’accuse” de la gauche américaine contre Obama

La rédaction
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11 août 2011 (Nouvelle Solidarité) – Alors qu’en France et en Europe, les ambassades américaines continuent à bercer les élites et les medias dans l’illusion qu’Obama est un Président progressiste qui n’a pas pu faire tout ce qu’il voulait car il en a été empêché par l’horrible droite, aux Etats-Unis même, la gauche et les anciens obamistes n’hésitent plus à le dénoncer comme un homme au service des puissances financières.

Le 27 juillet, le très respecté député démocrate du Michigan John Conyers a déclaré, au cours d’une conférence de presse du Caucus « Sortir de la pauvreté » , qu’il « fallait donner une éducation populaire au peuple américain » , en lui disant par exemple que « ce ne sont ni les Républicains, ni le président de la Chambre des représentants des Etats-Unis, John Boehner (républicain), ni le dirigeant de la majorité républicaine à la Chambre, Eric Cantor, qui ont appelé à des réductions du budget de la " Social Security" (retraites) lors des récentes négociations sur la dette au Congrès. C’est le PRESIDENT des Etats-Unis qui l’a fait. Ma réponse à Obama, a dit Conyers en colère, est de rassembler des milliers des gens devant la Maison Blanche pour protester. »

Michael Brenner, Senior Fellow du Centre pour les relations transatlantiques et professeur en Affaires internationales à l’Université de Pittsburgh, a lui aussi voulu compléter l’éducation de ses concitoyens, cette-fois avec un grand classique de la culture politique française qui est toujours d’actualité. Du haut de la tribune du site d’information progressiste Huffington Post , Michael Brenner a lancé son « J’accuse » contre Barack Obama, dont voici quelques extraits :

La dénonciation passionnée de la persécution contre l’officier Alfred Dreyfus par de hauts dirigeants militaires français, racistes, de l’ancien régime, est une véritable conquête historique pour la voix de la juste contestation. (…) L’importance du J’accuse  [d’Emile Zola] a été de briser la loi du silence complice autour d’une affaire sordide qui impliquait la plupart de l’élite de son époque.(…)

La situation de l’Amérique aujourd’hui porte une certaine vraisemblance dans la mesure où le son du silence face a une conduite politique désastreuse, nous rend sourds aux implications terribles de ce que nous avons fait. La soi-disant crise du plafond de la dette a porté une grave atteinte aux institutions publiques du pays, à leur intégrité telle qu’elle apparaît aux yeux des citoyens et au contrat social qui avait rassemblé les salariés avec les riches et les puissants dans la cause de l’unité nationale et d’une décence élémentaire. Les dégâts augmenteront au fur et à mesure que toutes les implications de cette affaire dans l’économie et les relations sociales deviendront claires.

Entreprise de destruction délibérée des grandes réformes des 80 dernières années, qui avaient réconcilié les Etats-Unis avec les réalités de la vie moderne, cet accord marque un tournant réactionnaire sans précédent dans notre histoire et celle de tout autre pays occidental. Cette attaque contre l’autorité des élus représentatifs du peuple par la création d’un Super-Congrès ad hoc, érode les fondements constitutionnels de notre République. Ce succès d’une pensée dogmatique extrême qui a tenu en otage la solvabilité financière des Etats-Unis, afin d’obtenir le paiement d’une rançon dont les termes sont rejetés par une importante majorité des citoyens, récompense un comportement inamical avec la démocratie. En démontrant le pouvoir d’une minorité financière d’intérêts particuliers à s’imposer sur le pays, la crise a confirmé les réalités ploutocratiques de la situation actuelle, semant ainsi les graines de la discorde dans le chemin à venir. (…) En démontrant que les Démocrates, en mal de pouvoir, accordent la priorité aux contributeurs bien nantis plutôt qu’à l’électorat du parti, cet accord a fait de notre principe de représentation une véritable mascarade. Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple n’a jamais été en plus grave danger.

Puis, nous avons là, M. Barack Obama – nominalement Président des Etats-Unis. Son serment lui donne la responsabilité unique de garantir l’intérêt général ; de préserver l’unité et l’intégrité de la nation ; de remplir totalement les obligations que lui impose sa haute fonction et d’assurer que l’intérêt collectif soit défendu face aux défis lancés par les intérêts particuliers. (…) Jugé à l’aune de toutes ces graves responsabilités, Barack Obama a failli aux yeux du pays. D’ailleurs, il ne s’agit pas d’un échec dû à l’équilibre de forces ou à une stratégie défectueuse. La vérité est bien plus troublante. Il a failli en raison d’un manque de conviction, d’une incapacité à reconnaître le chemin du devoir présidentiel, d’un manque de courage, et, par contre, d’une impulsion excessive pour se promouvoir lui-même…

Un coup d’Etat réactionnaire ; une révolution régressive dans la politique sociale ; une économie sûrement condamnée à la stagnation – et un autre effondrement possible. (…) L’intérêt national pris en otage par les machinations d’une junte extra-constitutionnelle. L’Amérique devenue la risée du monde – sauf auprès de tous ceux trop effrayés par la menace que nous représentons désormais pour la stabilité globale.

M. Obama. Il a ponctué le retour à la normale en quittant rapidement la ville pour s’adonner à des activités de levées de fonds. Dans les 48 heures qui ont suivi sa capitulation dramatique au Tea Party, et alors que les conséquences profondes de cette capitulation commençaient tout juste à apparaître, il était déjà en train de parcourir les riches quartiers de Chicago et de Hollywood à la recherche de gros dollars venant de contributeurs riches. Ainsi notre célébrité de Président se mêle aux célébrités professionnelles en souriant alors qu’un peuple écrasé et meurtri lèche ses plaies.

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