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Le Japon à la recherche d’une nouvelle politique étrangère

La rédaction
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Face aux pressions exercées par des membres du gouvernement Bush, notamment le secrétaire d’Etat adjoint, Richard Armitage, en faveur du renforcement du Traité de sécurité entre les Etats-Unis et le Japon, certains dirigeants japonais-y compris le ministre des Affaires étrangères, Makiko Tanaka - explorent des idées nouvelles et peu orthodoxes dans le domaine de la politique étrangère.

Citons l’exemple de Eijiro Noda, ancien ambassadeur en Inde de 1987 à 1990, qui affirme dans un commentaire à l’International Herald Tribune du 23 juin qu’il est dans l’intérêt fondamental du Japon et de ses relations avec ses voisins asiatiques d’« abandonner » l’alliance américano-japonaise telle qu’elle existe aujourd’hui. L’incapacité de Tokyo d’exercer un contrôle efficace sur sa politique étrangère en raison de l’occupation américaine, écrit-il, « me rappelle la vie dans un pays satellite de l’Union soviétique ». On peut douter, selon lui, de la nécessité de renforcer l’alliance puisque les deux pays n’ont plus d’ennemi commun, alors que le maintien de bases américaines au Japon, et surtout à Okinawa, « a été source de frictions constantes ». Toutefois, pour les Américains, Okinawa constitue une position centrale pour toutes leurs projections militaires sur le théâtre Asie-Pacifique. Citant l’avion espion américain qui, après s’être envolé d’Okinawa, est entré en collision avec un avion de combat chinois au-dessus de Hainan, Noda s’inquiète de ce que les tensions sino-américaines puissent perturber les relations amicales entre la Chine et le Japon.

Alors que les Japonais sont « profondément reconnaissants envers les Etats-Unis (...), le système actuel de coopération en matière de défense (...) est devenu de moins en moins utile, il est même intenable ». Noda conclut en affirmant que « l’émergence d’une communauté de nations économiquement indépendantes en Asie est le meilleur garant de la paix ». Ceci constitue un signal important de la nouvelle tendance au Japon.

Depuis le ministère japonais des Affaires étrangères aussi, on laisse entendre que le gouvernement de Junichiro Koizumi cherche une voie plus indépendante. Début mai, lorsqu’Armitage s’est rendu au Japon au cours de sa tournée en Asie, officiellement pour promouvoir la politique américaine de défense antimissiles, la ministre Tanaka a refusé de le recevoir. Mme Tanaka est la fille de l’ancien Premier ministre Kakuei Tanaka, qui inaugura les relations avec la Chine en 1972, avant d’être chassé du pouvoir dans le contexte du « scandale Lookheed » monté par les Etats-Unis. Selon des rapports de presse, lors de la réunion Asie-Europe (ASEM) du 25 mai à Pékin, Mme Tanaka aurait déclaré aux ministres des Affaires étrangères italien, allemand et australien que « le Japon et l’Europe devraient s’unir pour dire aux Etats-Unis d’être plus prudents »- en matière de défense antimissiles et en ce qui concerne les provocations vis-à-vis de la Chine. A en croire The Weekly Post, un hebdomadaire japonais proche de la communauté de renseignement utilisé pour laisser filtrer des informations confidentielles, Makiko Tanaka aurait fortement critiqué Bush lors de discussions avec des amis personnels aux Etats-Unis en juin.

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