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Le Japon va-t-il provoquer un effondrement financier international ?

La rédaction
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Le ministre japonais des Finances, Kiichi Miyazawa, a déclaré le 8 mars devant la commission du Budget de la Chambre haute, que le Japon se trouvait au bord d’une « catastrophe fiscale ». « Les finances de la nation sont actuellement dans un état anormal, proche de l’effondrement, affirma-t-il. Surtout en ce moment [l’année fiscale se termine le 31 mars], nous devons créer une économie saine au lieu de vouloir donner une impression positive par des mots. [Le Japon] doit faire un choix difficile entre les charges et les bénéfices », affirma-t-il, ajoutant que l’économie japonaise se trouvait « dans une récession critique ». Officiellement, la dette du seul secteur public représente presque 130 % du PIB (soit 5600 milliards de dollars). Selon des estimations plus sérieuses, elle avoisinerait plutôt 150 % du PIB.

Dans les jours qui ont suivi la déclaration de Miyazawa, l’indice Nikkei a chuté à des niveaux jamais atteints depuis juillet 1985. Déjà en baisse de près de 40 % par rapport à son plus haut niveau d’avril 2000, il a plongé à nouveau vers 12 100 points. Cela se traduira au 31 mars par un désastre total sur les livres de comptes des banques, qui ont 1500 milliards de dollars de créances douteuses. En effet, suivant les nouvelles règles comptables, les actions des banques seront évaluées en fonction de leur valeur sur le marché, et non de leur valeur nominale : la chute du Nikkei fait donc augmenter d’autant leurs pertes. Les banques ne pourront plus soutenir les entreprises lourdement endettées et les faillites, qui atteignaient déjà en 2000 leur niveau record de l’après-guerre, vont augmenter. La devise japonaise a aussi continué à baisser à plus de 120 pour un dollar.

Le 11 mars, Lyndon LaRouche a rappelé que le yen carry trade a été et reste un facteur crucial du renforcement des marchés financiers américains. Si la crise financière japonaise échappait à tout contrôle, le Japon pourrait devenir le détonateur d’une explosion systémique des finances internationales, et en particulier de la bulle américaine.

Bien que les statistiques officielles du PIB pour le quatrième trimestre, annoncées le 12 mars, aient frôlé le rouge, les signes de déconfiture de l’économie réelle se multiplient. Les exportations vers les Etats-Unis sont en diminution, ainsi que l’investissement, tandis que le chômage bat tous les records depuis la guerre. En janvier, la production industrielle a connu une baisse record de 3,9 % par rapport au mois précédent. Le ministère du Commerce et de l’Industrie parle de production industrielle « stagnante ». Les commandes de machines, indicateur clé des futurs investissements capitalistiques, ont chuté entre décembre et janvier, et la production industrielle a connu sa plus forte baisse en plus de cinq ans. En janvier, le Japon a accusé son premier déficit commercial en quatre ans.

Le dernier plan de renflouement en date propose d’attirer de petits investisseurs sur les marchés boursiers en réduisant la taxe sur les plus-values et de ranimer les valeurs immobilières. L’épargne de la population japonaise est importante, malgré l’inflation qui est de 60 à 80 % plus forte que dans les autres pays du G-7. L’épargne individuelle totale représente 6000 milliards de dollars.

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