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Le Kirghizistan et le « Nouveau Grand Jeu »

La rédaction
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Le 24 mars, la République d’Asie centrale du Kirghizistan a été le théâtre d’un véritable coup d’Etat. Après l’éclatement d’émeutes populaires dans le sud du Kirghizistan, près de la vallée de Fergana en Ouzbékistan, les troubles ont gagné la capitale de Bichkek, provoquant en quelques heures la chute du Président Askar Akaïev et de son gouvernement. Les nouvelles figures clefs du régime par intérim - Felix Kulov, Kourmanbek Bakiev, Chenbaïk Kadirbekov et Roza Otounbayeva - ont toutes participé à des gouvernements antérieurs. Pour comprendre ce qui s’est passé au Kirghizistan, il faut considérer les facteurs suivants :

  1. Stratégiquement, les événements font partie d’un « Nouveau Grand Jeu » à travers toute l’Asie centrale, impliquant l’Afghanistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan ainsi que le Kazakhstan, le Turkménistan et la Mongolie. Ce jeu vise à la fois la Russie et la Chine. Le Kirghizistan est à la frontière de la province chinoise de Xinxiang, une région très sensible géopolitiquement. Le Kirghizistan comme Xinxiang sont géographiquement au centre d’une « coopération eurasienne » autour de l’énergie, des matières premières et des transports. Fin 1999, Lyndon LaRouche avait réalisé un documentaire vidéo intitulé Tempête sur l’Asie, mettant en garde contre le lancement de ce nouveau « Grand Jeu » par les intérêts anglo-américains dans la région et offrant une vision prophétique des événements qui se déroulent maintenant à travers le Caucase et l’Asie centrale.
  2. Les « suspects habituels » de la déstabilisation - l’administration Bush, la Fondation nationale pour la démocratie (NED) ou l’Institut républicain international (IRI) - ont certainement été à l’œuvre au Kirghizistan. Mais le chaos et le pillage, ainsi que la personnalité des « nouveaux dirigeants » que l’on a vus à Bichkek semblent indiquer que les événements n’ont pas suivi le même modus operandi qu’à Tbilissi (décembre 2003) ou à Kiev (décembre 2004). Par ailleurs, le gouvernement russe a réagi avec une certaine modération aux événements du Kirghizistan, offrant même une coopération avec le nouveau régime. La Russie comme les Etats-Unis ont des bases militaires au Kirghizistan. L’ancien président Akaïev pourrait bien être sur la bonne voie lorsqu’il a accusé une « troisi`me force » d’être à l’origine de son renversement.
  3. Il existe un instrument clef de la déstabilisation en cours en Asie centrale, et notamment au Kirghizistan. Ce sont les réseaux de trafic de drogue qui ont pénétré les structures économiques et politiques de la région. Les événements du Kirghizistan ont débuté dans la vallée de Fergana, aux confins du Kirghizistan, de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan. Cette zone est particulièrement ciblée par les mafias de la drogue. George Soros a déclaré que la vallée de Fergana était « le plus important bien immobilier du monde ». Ce fut aussi la scène de grands conflits ethniques à la fin des années 80, ainsi que de combats, en 1999/2000, avec les groupes extrémistes islamistes liés aux Talibans. Au Kirghizistan, 64% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, avec des salaires mensuels ne dépassant pas 10 à 12 euros dans le sud du pays.
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