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Le LaRouche PAC part en campagne pour remuer le Congrès américain

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23 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Face à la désintégration de l’économie américaine et l’entêtement de l’administration Obama et du Congrès à suivre la politique imposée par Wall Street et la City de Londres, nos amis du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC) entrent en campagne pour les élections de novembre 2010. « Nous allons lancer et coordonner une campagne nationale, qui servira de pivot pour mobiliser la population sur ce qu’elle doit faire dès maintenant », a expliqué Lyndon LaRouche le 3 décembre.

Trois campagnes pour les primaires démocrates viennent d’être lancées (voir encadré) : en Californie, dans la circonscription de la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, qui incarne cette soumission démocrate aux intérêts financiers ; au Massachusetts, dans la circonscription du représentant Barney Frank, l’organisateur du renflouement des banques ; au Texas, dans la circonscription où se situe le centre de la Nasa, qui doit redevenir le fer de lance d’une renaissance économique des Etats-Unis.

Trois candidatures de jeunes pour définir un dessein national

Trois membres du Mouvement des jeunes larouchistes (LYM) ont annoncé début décembre leur candidature au Congrès dans les primaires démocrates de 2010. Alors que la confiance des électeurs en leurs élus nationaux est au plus bas et que la cote de popularité de Barack Obama, artificiellement dopée, est en chute libre, leur campagne sera le point de ralliement pour tous ceux qui exigent une autre politique à Washington.

En effet, pour tout le changement qu’il promettait, Barack Obama poursuit la même politique que George W. Bush, que ce soit en renflouant Wall Street, aux dépens des contribuables, ou en Afghanistan. Et s’il prétend vouloir améliorer la couverture maladie des Américains, il exige des coupes draconiennes dans les dépenses de santé, qui se compteront en pertes de vies humaines. L’ancien président du Parti démocrate Howard Dean vient même de déclarer, dans les pages du Washington Post, que s’il était sénateur, il ne voterait pas pour le projet de réforme de la santé d’Obama, qui ne profite qu’aux assureurs privés. De plus, sa défense fervente de la thèse du réchauffement planétaire – fondée sur une fraude scientifique – se traduira par de nouvelles pertes d’emplois productifs et qualifiés, et les citoyens le savent. D’où la montée en puissance d’un processus de contestation qui ne cesse de grandir depuis le début de l’été.

C’est pour donner un élan positif à cette colère que les trois candidats du LYM ont lancé dès maintenant leur campagne :

  • Rachel Brown se présente dans la primaire démocrate du Massachusetts contre Barney Frank, le président de la Commission financière de la Chambre. Défenseur acharné du sauvetage des grandes banques, c’est lui qui intervint personnellement pour empêcher tout débat au Congrès sur la Loi de protection des propriétaires de logement et des banques accréditées, proposée par Lyndon LaRouche. Barney Frank a préféré travailler avec le directeur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, et Wall Street sur une loi qui a abouti depuis à d’innombrables évictions et saisies de logements.
    Rachel Brown s’est fait remarquer lors d’un meeting public dans le Massachusetts en août dernier, lorsqu’elle s’en est prise à Barney Frank pour son soutien à la réforme fasciste de la santé. La vidéo de son intervention a largement circulé sur Youtube.
    * Voir son site de campagne rachelforcongress.com
  • Summer Shields se présente en Californie contre Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des Représentants, qui est de plus en plus détestée par la base du Parti démocrate. Beaucoup d’élus de son bord critiquent ouvertement sa défense inconditionnelle de la politique de Barack Obama, notamment son renforcement de la branche exécutive aux dépens de la législative, ne serait-ce que par crainte que cela ne leur coûte leur siège en novembre. Beaucoup se souviennent que c’est Nancy Pelosi qui a systématiquement bloqué, à l’époque, toute procédure de destitution du vice-président Dick Cheney.
    * Voir son site de campagne summerforcongress.com
  • Lakesha Rogers brigue un poste à Houston (Texas), où se trouve le centre de la NASA. Son adversaire républicain, Pete Olson, est un néoconservateur qui a fait campagne pour l’abrogation de la loi Glass-Steagall et la privatisation de la NASA.
    Lakesha Rogers par contre, tout comme les autres candidats du LYM, propose un grand programme d’exploration spatiale et la revitalisation des centres de recherche afin de relever les défis scientifiques et technologiques posés par la colonisation de Mars, et simultanément ici, sur Terre. Elle appelle à retirer les soldats américains des zones de guerre pour les envoyer en mission dans l’espace !
    *Voir son site de campagne keshaforcongress.com
    *Voir la vidéo du LAPC sur le programme Lune-Mars

Ces candidatures ont été annoncées le 3 décembre par Lyndon LaRouche, lors de sa conférence internet. Extraits :

Nous avons ici trois personnes que je vous présenterai plus tard, qui seront candidats au Congrès lors des primaires démocrates [de 2010]. Ils sont, respectivement, originaires de la région de Boston, du Texas et de la Côte Ouest (voir encadré). Autour de ces trois candidats démocrates, qui peuvent être élus l’année prochaine, nous allons lancer et coordonner une campagne nationale, qui servira de pivot pour mobiliser la population sur ce qu’elle doit faire dès maintenant.

Nous devons offrir une perspective aux Américains, et au Parti démocrate, qui se trouve dans un état lamentable. Nous allons créer quelque chose de nouveau, sans attendre le mois de novembre prochain et l’élection de nouveaux candidats, ni janvier 2011, pour leur entrée en fonctions. Nous faisons campagne maintenant pour préparer les gens à nettoyer les étables de Washington, et remplacer un bon nombre de dirigeants politiques.

Nos candidats constituent trois points de référence pour bâtir une organisation nationale, destinée à remettre de l’ordre dans le Parti démocrate, en définissant une politique nationale.

Cela peut paraître inhabituel, mais ça ne l’est pas pour les Etats-Unis. Contrairement aux systèmes parlementaires européens, qui n’ont jamais guéri de certaines maladies, la Constitution des Etats-Unis établit un système présidentiel, et non parlementaire. Le problème de la plupart des candidats au Congrès, c’est qu’ils croient faire partie d’un système parlementaire, alors que leur fonction est celle de représentants d’un système présidentiel.

Aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin d’un système présidentiel, parce que les Etats-Unis vont devoir conclure des accords solennels avec certains gouvernements du monde – avec ceux qui sont actuellement en place ou avec des successeurs convenables – afin de changer la direction du monde dans son ensemble. Nous devons donner l’élan dès maintenant, en vue des changements qui seront consolidés lorsque se réunira la prochaine génération du Congrès. (...)

Ce changement est nécessaire dans la Présidence, à la Maison Blanche. Vu la folie qui règne, comme en témoigne la décision d’envoyer davantage de soldats en Afghanistan (la chose la plus stupide que j’aie jamais entendue), nous avons besoin de changement dans le gouvernement. Faute de quoi, nous cesserons d’exister.

Durant la période des questions-réponses, LaRouche est revenu sur cette campagne, suite à une même question posée par plusieurs internautes : votre mouvement ne devrait-il pas présenter autant de « candidatures citoyennes » que possible en 2010, pour mettre le feu aux fesses des élus à Washington ? « Dans le cas contraire, pouvez-vous nous dire précisément ce que nous devrions faire dans les jours à venir ? » Voici la réponse, un peu abrégée, de LaRouche :

Une campagne nationale, et non des intérêts hétéroclites

Sur cette question, comme j’ai essayé de l’expliquer à ceux qui se lancent dans cette activité, l’essentiel, c’est la qualité de la conception avec laquelle on mène la campagne. Qualité, tout d’abord, est synonyme de principe. L’erreur de la politique américaine, surtout en période de crise, est la tendance à penser que le travail auprès de la base doit être spécifique à chaque région. Certes, il est souhaitable de pouvoir intervenir dans tous les secteurs géographiques. Mais l’essentiel n’est pas l’avis de chaque individu, mais de s’efforcer – ce qui est le but de l’humanité, je présume ? – d’avoir des idées utiles qui soient cohérentes et efficaces. C’est bien d’avoir beaucoup de candidats, mais ce n’est pas forcément la meilleure chose.

Il faudra d’abord décider de la conception qu’on va présenter : s’agit-il d’une conception nationale ou d’une collection de conceptions hétérogènes ? Dans le cas de ces trois candidats, nous avons défini une campagne nationale pour le Congrès. L’objectif consiste à montrer aux membres du Congrès comment ils doivent réfléchir à la politique et aux priorités nationales dès aujourd’hui. Ce que nous voulons, et devons obtenir, est une faction d’élus – une majorité ou, du moins, une forte minorité – qui puisse entrer au Congrès et dire « voilà notre politique nationale ».

Certains disent que nous l’avons déjà sous forme de l’organisation du Parti, mais je peux vous assurer qu’il n’y a pas plus de cohérence au sein du Parti démocrate que du Parti républicain. Et s’ils adoptent des accords aussi nuls, c’est qu’il s’agit intrinsèquement de désaccords. « Je te soutiendrai ici, si tu me soutiens là. Je vais arnaquer les gens sur tel point, et tu le feras sur tel autre. » On joue le jeu, sans aucun principe. On se renvoie l’ascenseur.

Ce que nous voulons, c’est une notion, une notion consensuelle, de ce dont la nation a besoin, en tant que nation, en ce moment. Le Congrès doit être considéré comme une institution qui informe la présidence, parfois dans des termes très durs, et puissants. Et c’est justice ; notre Constitution est ainsi conçue. Mais les deux parties – les deux chambres du Congrès et la présidence – appartiennent à l’institution gouvernementale. L’objectif est de s’entendre, grosso modo, sur les actions à mener pour faire face au problème national.

Aussi, si nous devons choisir des candidats, n’est-ce pas de cela que nous devons débattre, et non de la manière de jouer le jeu ? (...)

Résoudre ce problème de gouvernement équivaut, pour l’essentiel, à résoudre un problème scientifique. Nous avons un défi devant nous : quelle est la prochaine étape à franchir ? Quelle direction prendre ? Quel est le bon choix ? Nous devons aboutir à un consensus national. Nous y parvenons, dans notre système, lorsque la population interpelle ceux qui briguent un poste ou qui exercent déjà une fonction, dans la branche exécutive, législative ou judiciaire, et que nous essayons ensemble de résoudre un problème commun en en débattant entre nous. Nous essayons de définir des intérêts qui convergeront et subsumeront le sujet de conflit. Quelle est la bonne politique pour la nation ? Notre système fonctionnera si on s’y prend ainsi. Mais si on en fait un océan de confusion – « Moi, je défends ce thème, et moi, celui-ci » – c’est impossible.

On doit adopter un principe qui définisse les besoins de la nation. Il existe un tas d’autres problèmes, bien spécifiques, qu’il faudra discuter, mais après avoir défini l’objectif national. Si vous faites l’inverse, les marchandages commencent et vous êtes trahis. Combien de fois les gens ont-ils voté pour un candidat, pour se voir trahis après l’élection ? Pourquoi ?

En tant qu’individu, pour être de bons politiciens ou politiciennes, ou un bon chef d’Etat, il faut se préoccuper avant tout de la nation et du monde. Qu’est-ce qui est bon pour le monde ? Qu’est-ce qui est bon pour la nation ? Et ensuite, que doit-on faire pour le réaliser ? Comment le mettre en œuvre ?

Puis, chacun à son tour, expose son cas : « J’ai un problème dans ce domaine. Maintenant que nous nous sommes mis d’accord sur la politique nationale, voyons cet enjeu régional. » L’élu va alors s’occuper des problèmes particuliers de sa circonscription. (...)

Commençons par le haut pour redescendre, et non l’inverse. Il y a bien sûr des droits individuels, une préférence individuelle, une option spécifique. Mais on ne peut en tenir compte sans se préoccuper de la « mère » de toute bonne chose, qui est la politique nationale et les relations entre nations. La définition d’une politique nationale se répercute alors aux niveaux inférieurs, pour traiter tel ou tel problème.

Sous-jacente à tout cela, il y a l’idée générale de ce qu’est la justice, de ce qu’est l’être humain. Quelle est la différence entre l’homme et l’animal, ou de quoi a-t-il besoin, contrairement à l’animal ?

Nous pensons petit. Nous ne pensons pas de manière scientifique, ni artistique. Notre activité artistique est franchement mauvaise, de même que notre manière de penser, et notre science. Voilà ce qu’il faut corriger.

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