Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

Le Moyen-Orient comme détonateur d’une guerre mondiale : le rôle de Bernard Lewis

La rédaction
visites
1875

Le 2 mars 2012 (Nouvelle Solidarité) – Un article récent du quotidien israélien Ha’aretz souligne le rôle du Dr Bernard Lewis dans la poursuite frénétique d’une nouvelle guerre mondiale par Benjamin Netanyahou, ce qui est d’une importance primordiale à la veille de son apparition à la grande messe de l’AIPAC à Washington ce weekend.

Bernard Lewis, aujourd’hui âgé d’un peu plus de 90 ans, est l’un des plus importants agents britanniques au Moyen-Orient. Diplômé de l’Ecole des études orientales de l’Université de Londres avant la deuxième guerre mondiale, il a ensuite été recruté par le renseignement militaire britannique et envoyé au Moyen-Orient, puis a ensuite rejoint le célèbre Bureau Arabe. De retour à Londres à la fin de la guerre, il a été nommé Directeur de l’Ecole des études orientales et africaines de l’Université de Londres, elle même une antenne du renseignement britannique. Il fut transféré aux Etats-Unis en 1974 et devint immédiatement l’expert le plus en vue sur la politique pour le Moyen-Orient, travaillant aux côtés d’Henry Kissinger, Zbigniew Brzezinski et Samuel Huntington.

Lewis est à l’origine de l’expression « choc des civilisations », trois ans avant qu’elle ne devienne un slogan populaire avec la publication du livre éponyme d’Huntington. Lewis fut également l’expert « non officiel » principal du vice-président Dick Cheney pour le Moyen-Orient, au moment des préparatifs pour la guerre en Irak. Dès août 2006, Lewis annonçait une attaque nucléaire iranienne sur Israël, prétendant que l’Iran avait poursuivi la construction de bombes nucléaires pendant des décennies. C’est lui qui a convaincu Netanyahou (en supposant qu’il ne le fusse pas déjà !) lors d’une rencontre en profondeur avec ce dernier, que les ayatollahs n’hésiteraient pas à lancer la bombe nucléaire sur Israël.

La conférence de l’AIPAC (American-Israeli Political Action Committee) à laquelle Netanyahou doit participer est un événement organisé par nul autre que le fils de Bernard Lewis, Michael, qui est directeur de la section de recherche analytique de l’AIPAC depuis le milieu des années 80. Cette unité est responsable de la recherche d’information sur les membres du Congrès américain et autres responsables politiques de haut niveau, afin de pouvoir exercer sur eux les pressions qui conviennent.

Pour ceux qui doutent toujours du rôle joué par Londres dans cette poussée vers une nouvelle guerre mondiale, il suffit de regarder cette vidéo d’une entrevue accordée par Lewis à MSNBC en 2009 pour s’en convaincre. Dans cette vidéo, d’une durée de 4 minutes, on voit Lewis déclarer que nous avons atteint la bataille finale dans une longue guerre, conduite depuis le XIVe siècle entre le christianisme et l’islam, et que cette guerre atteindra très bientôt son paroxysme.

A la fin des années 90, Lewis avait été l’un des premiers à s’intéresser à Osama ben Laden, qu’il avait décrit comme l’un des plus grands poètes-guerriers de l’Islam. Il avait même traduit à un certain moment quelques uns de ses sermons, les qualifiant de faire partie des plus grands écrits de l’Islam.

Contactez-nous !