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Le Nouveau Bretton Woods de LaRouche façonne le débat italien

La rédaction
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27 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Lors d’une réunion publique samedi dernier, le président de la commission des Finances du Sénat italien, Mario Baldassari, a déclaré son soutien à deux composantes essentielles du Nouveau Bretton Woods de Lyndon LaRouche, présenté dans une motion introduite au Sénat. Il a notamment affirmé la nécessité de geler les produits dérivés, sans quoi la poursuite des plans de renflouements provoquera une hyperinflation. Baldassari était l’un des trois intervenants lors d’une réunion de la Confapi (Confédération italienne des PME) dans la ville industrielle d’Ascoli Piceno, avec Alfonso Gianni, l’ex sous-secrétaire au Développement économique du gouvernement Prodi (2006-08), et Claudio Celani, collaborateur de Lyndon LaRouche à l’Executive Intelligence Review (EIR).

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La Triple courbe de LaRouche

Le discours d’ouverture a été prononcé par Claudio Celani, devant une salle bondée de plus de cent personnes, dont des élus locaux et quelques journalistes. Il a remémoré à l’audience la visite de Lyndon LaRouche à Ascoli Piceno en octobre 2000, où l’économiste américain avait annoncé l’inévitable effondrement du système financier, se basant sur sa fonction de la « Triple courbe ». Ensuite, Celani a comparé la nature de l’effondrement actuel à celle de l’effondrement déclenché par la faillite du système bancaire lombard au XIVe siècle, et a présenté les 4 mesures de LaRouche pour un Nouveau Bretton Woods. Il a aussi évoqué la nécessité de réaliser de grands projets d’infrastructures en même temps que l’on réorganise le système financier, ajoutant que les propositions de LaRouche ont été adoptées par le ministre italien de l’Economie, Giulio Tremonti, et que la campagne de Tremonti a été reprise par Nicolas Sarkozy. Si il y a désormais un consensus sur la tenue d’une nouvelle conférence de Bretton Woods, en revanche, il est trop tôt pour dire si l’issue en sera positive, a-t-il dit.

Alfonso Gianni, du parti Refondation Communiste, a souligné que contrairement à 1929, la crise est autant financière qu’économique. En conséquence, il faut revoir l’ensemble du système économique et commencer par établir un système de taux de change fixes, et ensuite, les Etats devront financer de grands projets de développement, tout en respectant l’environnement, a-t-il dit.

Le sénateur Baldassari, qui est un économiste reconnu, a fustigé les politiques économiques basées sur des modèles linéaires, expliquant que l’économie est un phénomène « vivant ». Il a ensuite évoqué sa collaboration avec LaRouche en rappelant qu’il a introduit le 8 octobre dernier au Sénat, une motion rédigée en coopération avec Andrew Spannaus, un des représentants de Lyndon LaRouche en Italie. Actuellement, Baldassari tente d’organiser un soutien bipartisan pour cette motion qui doit être prochainement débattue au Sénat. [*]

Pendant le débat, Baldassari a ouvertement soutenu les propos de Celani sur la nécessité de geler les avoirs spéculatifs dérivés et sur la menace d’hyperinflation provoquée par la poursuite des politiques de renflouements publics des institutions financières. Tous deux ont mentionné le cas de l’Allemagne de Weimar en 1922-23 comme l’erreur à ne pas refaire.

Bien que Baldassari et Gianni aient salué l’analyse de Keynes, ils ont exprimé leur accord avec Celani sur la nécessité de fonder le Nouveau Bretton Woods, en tant qu’accord entre nations souveraines, sur les principes de la Paix de Westphalie. Tous trois ont d’ailleurs vivement dénoncé le Traité de Lisbonne.


[*Il y a actuellement trois motions pour un Nouveau Bretton Woods au Sénat italien. L’une reprenant nommément « le modèle établi par Lyndon LaRouche » présentée par le sénateur Peterlini et soutenue par 21 sénateurs (voir ici) ; une deuxième, introduite par Baldassari, soutenue par plus de 80 sénateurs et contenant l’essentiel des mesures de la première, à la différence près que la référence à LaRouche a été rétirée (voir ici) ; et une troisième, introduite par le sénateur Lanutti, dénuée de tout contenu et servant les intérêts de l’oligarchie financière (voir ici).

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