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Le PS, première victime collatérale de l’accident de Fukushima

La rédaction
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Par Christine Bierre

La première victime collatérale de l’accident de la centrale de Fukushima a été le Parti socialiste français. Si Martine Aubry avait commencé à exprimer ses doutes sur cette question il y a quelque temps, c’est la peur panique provoquée par les déboires de la centrale japonaise, amplifiée à fond par une presse prise de délire malthusien, qui a fini par la faire chavirer dans le camp des anti-nucléaires.

Invitée du Grand journal de Canal + le mardi 22 mars, elle a rompu avec la position officielle du Parti jusqu’alors pro-nucléaire, en se déclarant favorable à une sortie pure et simple de l’atome : « Je crois qu’il faut sortir du nucléaire (...). Il faut aller vers une sortie, il faut y aller, ça va être vingt ou trente ans (...). Pas de précipitation, vaut mieux prendre les choses correctement. Pendant ce temps-là, il faut accroître la part des énergies renouvelables. »

Si, au départ, Martine Aubry avait exprimé sa position personnelle sur cette question, selon Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS à l’Environnement, la position du PS aurait basculé au cours d’une réunion du bureau national le 22 mars, où le parti aurait fait « le constat que le nucléaire n’est pas une énergie durable ». « Avec Fukushima s’effondre le mythe de la maîtrise du risque nucléaire. Au PS cohabitent depuis longtemps des pro-nucléaires et des anti-nucléaires modérés. Mais aujourd’hui, même les pro-nucléaires réfléchissent » , a déclaré Rossignol.

Le 31 mai, Martine Aubry donnait un satisfecit à la décision folle d’Angela Merkel de sortir l’Allemagne totalement du nucléaire d’ici 2025 : « La méthode [de l’Allemagne] est à suivre » , a-t-elle estimé.

Parmi les présidentiables, la position en faveur d’une sortie du nucléaire à trente ans de Ségolène Royal étant bien connue, il ne reste plus qu’à décrypter la position de François Hollande. Si au départ, celle-ci paraissait plus raisonnable, prônant une simple réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique de la France, ses déclarations récentes le porteraient encore plus loin que ses adversaires à la présidentielle !

François Hollande a déclaré au Journal du Dimanche que « la France doit faire le même effort que l’Allemagne en quinze ans, soit réduire de 75 à 50 % notre dépendance au nucléaire d’ici à 2025 » . En effet, seuls 22 % de l’électricité outre-Rhin viennent actuellement du nucléaire. « Je ne propose pas de définir des échéances à trente ou quarante ans, mais de poser un engagement pour les quinze prochaines années , ajoute-t-il. Les écologistes ont le droit d’être pour la sortie du nucléaire, mais nous avons le devoir de dire ce que nous ferons ensemble pour le prochain quinquennat. »

Avec cette sortie du nucléaire, les socialistes rompent avec ce courant long de la gauche qui a été non seulement pro-nucléaire, mais qui, avec les Langevin et les Joliot-Curie, est à l’origine de la formidable épopée de l’atome. Fils d’une époque où la finance orienta l’économie vers la spéculation, les services et la quête du plaisir, n’ayant pas ou peu exercé leurs facultés créatrices, les socialistes viennent de sombrer dans la nuit du rejet du progrès.

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Affiche du Parti socialiste, 1946.
Crédit : Office universitaire de recherche socialiste (OURS)
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