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Le « Patriot Act » bloqué

La rédaction
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Le 16 décembre, les dirigeants républicains au Sénat n’ont pas réussi à obtenir les 60 voix nécessaires pour clore le débat sur la prorogation du Patriot Act (loi sur la lutte « anti-terroriste ») et passer au vote. Dans ce nouveau camouflet à l’administration Bush, quatre sénateurs républicains se sont joints aux 43 démocrates pour refuser la clôture du débat.

Le gouvernement, Dick Cheney et Andrew Card (chef de cabinet) en tête, arguait qu’il fallait renouveler immédiatement la loi, et les opposants demandaient un délai de réflexion de trois mois pour y ajouter d’éventuelles modifications garantissant le respect de toutes les libertés civiques.

L’un après l’autre, les orateurs prenant la parole dans l’hémicycle citaient les révélations explosives publiées par le New York Times du 16 décembre, selon lesquelles l’Agence de sécurité nationale (NSA) espionnait des citoyens américains (voir article ci-dessous). Ainsi, le sénateur Russell Feingold a fait savoir qu’il ne voulait plus entendre le ministre de la Justice dire que « ce gouvernement a montré qu’il pouvait gérer de manière responsable le pouvoir que nous lui donnons ».

Le Patriot Act : une « lettre de cachet »

Lyndon LaRouche a comparé le « Patriot Act » et autres mesures afférentes adoptées depuis le 11 septembre 2001, à la fameuse lettre de cachet, instrument de pouvoir absolu utilisé par les rois de France aux XVIIème et XVIIIème siècles pour embastiller ou exiler leurs opposants politiques. Il a également évoqué la « gueule du lion » à Venise, dans laquelle on jetait des dénonciations anonymes.

On sait d’ores et déjà que dans la question du terrorisme, l’administration Bush-Cheney basait ses actions sur des fraudes et des mensonges, et l’espionnage de citoyens américains par l’Agence de sécurité nationale (NSA) entre dans le même cadre. Il est donc essentiel de réexaminer toutes les mesures et décisions de justice dignes d’un Etat policier, qui ont été prises à propos de Guantanamo et d’autres lieux de détention. Pour LaRouche, il faut revenir à la Constitution américaine, retourner au status quo ante, à l’état des affaires d’avant septembre 2001. Tout ce qui a été entrepris depuis est suspect. Toutes les restrictions et les conditions spéciales imposées depuis lors, à l’aide de procédures extraordinaires, doivent être l’objet d’un réexamen complet. Il faut restaurer les droits dont les gens bénéficiaient avant le 11 septembre, et toute personne victime de ces abus doit être en mesure de faire appel et obtenir réparation.

Politiquement, le véritable problème est celui de Dick Cheney, que l’on a envoyé par convenance faire une tournée en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, à Oman, en Arabie saoudite et en Egypte. Il ne peut y avoir de changement politique dans cette administration tant que Cheney n’en est pas sorti ! Tout le reste n’est que jeu de perception. Cheney doit rendre des comptes pour toute une série de questions, comme la politique de torture, la guerre d’Irak ou l’affairisme de guerre d’Halliburton. La semaine dernière, il a subi une série de camouflets au Congrès, aujourd’hui, « Cheney doit partir, toute autre chose n’est que perte de temps ! »

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