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Le Pont terrestre eurasiatique progresse

La rédaction
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Alors que l’administration Bush poursuit sa marche vers la guerre, les grandes nations d’Eurasie ont franchi une nouvelle étape dans le domaine de la coopération économique et stratégique. C’est ainsi que, le 18 septembre, les clôtures de la Zone démilitarisée (ZD) entre les Corées du Nord et du Sud ont été ouvertes pour lancer les travaux de liaison des réseaux ferroviaires des deux pays, coupés depuis 50 ans. Cette liaison ferroviaire avait été décidée en 2000, lors de la visite historique du président sud-coréen Kim Dae-jung à Pyongyang, capitale de la Corée au Nord, mais la réalisation en avait été retardée.

Enfin, le 29 août, les dirigeants des deux côtés se sont mis d’accord pour l’achever. Le lendemain, le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi annonçait qu’il allait se rendre à Pyongyang, geste important pour résoudre la dernière grande impasse politique entre nations asiatiques. Cette évolution entre les deux Corées a été favorisée ces derniers mois par la Russie et la Chine, avec la participation active du Japon.

Du 20 au 24 août, le président russe Poutine avait rencontré le président nord-coréen Kim Jong-il à Vladivostock, pour reprendre les discussions qui stagnaient depuis un an, depuis le voyage de Kim à Moscou par le Transsibérien. Les Chinois auraient insisté auprès de la Russie pour qu’elle agisse, sinon la Chine aurait toutes les liaisons.

L’ouverture des lignes transcoréennes fera de la péninsule coréenne le « pivot » de l’Asie du nord-est, entre le Japon, la Russie et la Chine. Elargissant le rôle économique de la Russie et du Transsibérien, elle représentera un important débouché économique pour le Japon. Les voies ferrées russo-coréennes auront une capacité annuelle pouvant atteindre 500 000 containers, qui rapporteront 1 milliard de dollars par an en droits de transit. A l’occasion des célébrations organisées des deux côtés de la ZD, Poutine a déclaré que la Russie était « profondément satisfaite de cette étape significative et symbolique ». Le 17 septembre, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexander Losiukov, a salué le sommet entre Koizumi et Kim Jong-il, notant que la politique japonaise vis-à-vis de la Corée du Nord était « raisonnable et non affectée par l’idée que ce pays appartient à un axe du mal ». La Chine a aussi envoyé de chaleureuses félicitations aux deux Corées.

Il n’en est pas de même de l’administration Bush, qui ne menace pas uniquement l’Irak, mais aussi la Corée du Nord. Le 30 juillet, le ministre américain de la Défense, Donald Rumsfeld, avait demandé un « changement de régime » en Corée du Nord. En visite le 28 août à Séoul, le sous-secrétaire d’Etat, John Bolton, a réitéré cette exigence.

Déjà l’année dernière, la Corée du sud avait, de son côté, reconstruit les 20 km de voies ferrées et de routes traversant sa partie de la zone démilitarisée. Suivant les accords du 29 août, la ligne formant la connexion Séoul-Pyongyang-Shinuiju-Pékin, sur la côte ouest, devrait être achevée d’ici la fin de l’année, et la route qui la prolongera, au printemps prochain. Le long de la côte est, les travaux sur la ligne ferroviaire devant rallier Vladivostock (Russie), devraient s’achever d’ici un an. D’autres accords comprennent des projets de gestion de l’eau, ainsi que la construction d’une zone industrielle dans la ville frontalière nord-coréenne de Kaesong. Le Sud a aussi accepté de fournir bientôt 400 000 tonnes de riz et 100 000 tonnes d’engrais à Pyongyang.

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