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Le Président mexicain n’a pas pu prononcer son discours sur l’état de l’union

La rédaction
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La résistance pacifique, dans la tradition de Martin Luther King et Mahatma Gandhi, a une fois de plus prouvé sa force face à la puissance armée d’un ancien régime. L’état de siège ayant été imposé au Congrès mexicain le 1er septembre, en vue du discours que le président Vicente Fox devait y prononcer, la police militaire aurait même tenté d’empêcher un groupe de sénateurs et de députés du PRD, le parti du candidat présidentiel Andres Manuel Lopez Obrador, d’accéder à leurs bureaux.

Dix minutes avant l’heure prévue pour le discours du Président, les sénateurs et députés du PRD, dirigés par le sénateur Carlos Navarrete, se sont avancés en bloc au devant de l’hémicycle, s’emparant du podium et annonçant qu’ils ne partiraient pas avant que les militaires aient évacué le Parlement et ses alentours. Entonnant l’hymne national et scandant des slogans comme « Mexique ! Mexique ! Mexique ! voix par voix, bureau de vote par bureau de vote ! » et « Fox assassin, Fox traître », ils n’ont pas cédé la place.

Le président Fox était déjà en route lorsqu’il fut informé de ses événements. Arrivé au Congrès, il remit son discours écrit à un petit groupe d’élus du PAN, plaidant l’impossibilité de le prononcer, et rebroussa chemin aussitôt. Il décida par la suite de le lire à la télévision nationale dans la soirée, depuis le palais présidentiel Los Pinos.

Un peu plus tôt, Lopez Obrador s’était adressé à ses partisans sur la place Zocalo, leur demandant de ne pas marcher sur le Congrès mais de rester sur la grand-place. Il leur annonça que toute la zone autour du Parlement avait été cernée par l’armée et la police et que le mouvement ne voulait pas fournir au gouvernement le prétexte pour les provocations dont il a besoin afin de bloquer la convention nationale démocratique qu’il redoute par-dessus tout. C’est sous la pluie que les gens restés sur la Zocalo ont pu voir sur un écran géant les députés et sénateurs du PRD prendre pacifiquement le contrôle du Congrès, en proclamant « Nous l’avons fait ! »

Dans son discours du 31 août sur la grand-place de Mexico, Lopez Obrador a continué à exposer ses projets pour la convention nationale démocratique, qu’il compte tenir le 16 septembre, fête de l’Indépendance et jour prévu pour la formation d’un nouveau gouvernement légitime. Afin que la convention fonctionne, dit-il, nous avons besoin « d’une révolution pacifique et politique, une révolution dans notre manière de penser ». Il pourrait s’ensuivre une situation de pouvoir double, « un gouvernement mafieux de col-blanc criminels » s’opposant à « notre gouvernement de la République, se préoccupant du bien public ». Un million de Mexicains sont attendus pour la convention.

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