Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Le Royaume-Uni, sera-t-il le premier à adopter Glass-Steagall ?

La rédaction
visites
1207

22 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) – Lyndon LaRouche a récemment insisté à plusieurs reprises sur le gouffre immense qui sépare le Royaume-Uni, un grand pays qui, comme tous les autres pays du monde, profiterait d’un vrai système de crédit assaini grâce à un retour aux principes de la loi américaine Glass-Steagall, et le cartel de financiers prédateurs qui — tels des pirates — a élu domicile à Londres pour opérer au niveau mondial. Aux habitants des îles britanniques LaRouche a lancé : renoncez pour toujours au monétarisme impérial de la City et votre nation retrouvera éventuellement une place honorable parmi les peuples civilisés.

Force est de constater que, à l’heure où la crise des dettes souveraines irlandaises, portugaises, grecques et espagnoles menace de conduire la plupart des banques britanniques en quelques heures à la faillite, certaines voix influentes se lèvent de la bouche même du lion britannique pour imaginer la survie à long terme du système britannique.

C’est dans ce contexte qu’il faut situer les prises de positions détonantes de Mervyn King, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, en faveur d’un retour au « narrow banking », version anglaise des critères fixé par la loi Glass-Steagall en 1933 par Franklin Roosevelt, séparant juridiquement les activités des banques de dépôt (ou de détail) de celles, dérégulées et à haut risque, des banques d’affaires.

Bien que le débat ne soit pas entièrement nouveau, l’entretien accordé le 5 mars par Mervyn King au quotidien conservateur The Daily Telegraph, déclencha une véritable tempête.

Dans cet entretien, sur la même ligne que le Rapport Angelides publié par la Commission américaine d’enquête sur la crise financière (FCIC), King affirme que « Nous avons laissé se développer un système [bancaire] qui portait les germes de sa propre destruction » et nous n’y avons pas encore remédié. « Nous n’avons pas encore résolu le problème du Too big to fail (trop gros pour sombrer) ou, terme que je préfère, des "trop importants pour sombrer". Ce concept n’a pas de place dans une économie de marché. »

Le Telegraph écrit : « Il (King) pense aussi qu’on accorde "trop d’importance aux fusions-acquisitions". Cela génère des profits à court terme, mais "cela ne fait aucun sens de détruire une entreprise qui possède une réputation". Depuis le Big Bang (la dérégulation bancaire totale de la place de Londres en 1986), poursuit M. King, trop d’acteurs dans les services financiers pensaient que "si l’on peut faire de l’argent avec des clients crédules et inavertis, en particulier des clients institutionnels, c’est parfaitement acceptable". Une vraie bonne pratique des affaires "garde une vision claire de qui sont les clients, et n’est pas menée par des gens qui ne pensent qu’à maximiser les profits la semaine prochaine". Cependant, dans les dernières 25 années, les banques ont de plus en plus "fait des paris avec l’argent des autres". Cela est déjà très mauvais, mais cela devient encore pire "si les règles de jeu font qu’on est renfloué quand cela tourne mal". Dans cette étrange atmosphère, les banques ont même cessé de se faire confiance les unes les autres. "Les services financiers n’aiment pas le mot ‘casino’, mais on a créé et vendu des instruments échangés exclusivement à l’intérieur de la communauté financière. C’était un jeu à somme nulle. Personne ne savait qui étaient les gagnants lors de la crise financière. Tout le monde devenait suspect. Ainsi, personne n’allait fournir des liquidités à ces institutions. »

Par conséquent, King estime que « les gens ont tout à fait le droit d’être en colère contre le gouvernement et les banquiers », parce que les banques au cœur de la crise continuent à se faire renflouer au détriment des gens et de leur niveau de vie. Pourrait-on assister à une répétition de la crise ? lui demande-t-on. « Oui ! Le problème reste entier. »

De tels propos en provenance de Threadneedle Street ont provoqué le courroux des banquiers de la City. Dès le lendemain, des banquiers, des hommes d’affaires et des économistes ont virulemment contesté les commentaires de King, certains exigeant même sa démission.

Tim Congdon, un des « sages » sous le précédent gouvernement conservateur disait que les remarques de King étaient « injustifiées ». En vérité, disait-il, « le secteur financier est primordial pour l’économie britannique. King a travaillé à la banque d’Angleterre depuis vingt ans (…) Je trouve cela incroyable qu’il s’en prenne maintenant à la structure de l’industrie financière. (…) Si vous critiquez les banques vous réduisez leur crédibilité et alors les gens commencent à se faire des soucis à leur propos ».

Un haut responsable d’une des cinq grandes banques britanniques a dénoncé King comme « un vieil homme aigri sans aucun sens de la réalité ».

SIGNEZ la pétition pour un "Glass-Steagall global"


Pour creuser :


Contactez-nous !