Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Le Texas de George W. Bush caractérisé par la peine de mort et la pauvreté

La rédaction
visites
638
commentaire

George W. Bush, le « favori » pour l’investiture présidentielle républicaine, se dit le grand défenseur d’une « compassion conservatrice ». En fait, il s’agit d’une version moderne du darwinisme social. Le Texas, comme Bush se plaît à le répéter, « est, par la taille, le deuxième Etat de la nation (...). Si le Texas était une nation, il occuperait la onzième place dans l’économie mondiale. » Pourtant, pour ce qui est de la pauvreté et du recours à la peine de mort, il figure également parmi les premiers...

Selon les chiffres compilés par le Center for Public Policy Priorities, un Texan sur six vivait dans la pauvreté dans les années 90, et « ce taux est considérablement supérieur à la moyenne nationale ». Les données de l’Agence nationale pour l’éducation, du ministère de l’Education et d’autres organismes fédéraux et d’Etat, sont accablantes : le Texas de Bush est près de détenir le record de la pauvreté, du manque d’assurance-maladie et du manque d’éducation publique. Sur les cinquante Etats, le Texas est le deuxième en termes du nombre de personnes souffrant de la faim, du nombre d’enfants vivant dans la pauvreté et du pourcentage de population n’ayant aucune assurance-maladie. Mais en termes de « prestations », le Texas se trouve à l’autre bout de la liste : pour le montant des aides sociales destinées aux familles y ayant droit, il est 47ème, avec 201 dollars par mois ; quant au budget de santé publique par habitant, le Texas se situe à la 48ème place ; concernant les salaires et autres appointements des professeurs, il est 46ème ; de même que pour ce qui est du pourcentage d’étudiants achevant leurs études secondaires (lycée).

Sur l’ensemble des enfants et jeunes de moins de 18 ans, 26,9 % (1 502 000) sont pauvres. Entre 1994 et 1997, 24,5 % de tous les enfants et jeunes Texans de moins de 19 ans, soit 1 497 000, n’avaient pas d’assurance médicale, et la situation s’est sérieusement aggravée lorsque Bush était gouverneur : de 1979 à 1983, 24,4 % des enfants texans de moins de 6 ans étaient pauvres, mais ce chiffre est passé à 30,3 % entre 1992 et 1996. En 1996, plus de 562 000 enfants texans vivaient dans la pauvreté.

La « réforme des aides sociales » adoptée en 1996 à l’initiative des adeptes de la révolution conservatrice a eu des conséquences dévastatrices. Selon un rapport de l’Urban Institute publié en janvier 1999, les familles texanes éprouvaient plus de difficultés à subvenir aux besoins quotidiens, notamment au niveau du logement et de l’alimentation, que le reste de la nation ; quelque 17 % des parents à revenus modestes doutent qu’ils puissent payer des soins médicaux à leurs enfants. Entre août 1996 et septembre 1998, le Texas a retiré l’aide sociale à 302 786 personnes. En 1997, Bush voulait même confier à des sociétés privées le soin de déterminer si les familles avaient droit ou non à l’aide sociale, mais le ministère américain de la Santé et des Services humains l’en a empêché. Les « trieurs » privés auraient perçu une commission pour priver certaines familles de ce droit.

Bush propose maintenant, s’il est élu Président, un « plan de réduction des impôts » sur dix ans, s’élevant à 1700 milliards de dollars, qui représente un véritable cadeau pour les riches. La réduction fiscale en question serait de quelque 43 dollars par an pour les ménages situés en bas de l’échelle sociale, soit les 20 % de la population ayant un revenu inférieur à 13 300 dollars par an. Cela représenterait en tout et pour tout 0,6 % des 1700 milliards de dollars. En revanche, les 10 % ayant les revenus les plus élevés (89 000 dollars et plus par an) bénéficieraient de 61,6 % des réductions fiscales proposées par Bush (8362 dollars ou plus en moyenne). Pire, pour le 1 % du haut de la pyramide, ayant un revenu de 301 000 dollars ou plus, la réduction fiscale moyenne serait de 50 166 dollars par an, soit 36,9 % du plan Bush.

Pour ce qui est de la peine capitale, le gouverneur Bush n’est guère plus brillant. Il a fait exécuter plus de condamnés à mort- 113 en cinq ans - que tout autre gouverneur américain. En janvier, il compte mettre à mort trois prisonniers, tous trois mineurs au moment des faits, puis cinq autres encore au début des élections primaires. On a pu juger de la cruauté de Bush avec l’exécution l’an dernier de Karla Faye Tucker, qu’il a refusé de gracier. Dans un entretien avec un reporter du magazine Talk, il a imité la voix de Tucker qui le suppliait : « Oh, je vous en prie, ne me tuez pas ! » Des centaines de dirigeants du monde entier, notamment le pape Jean-Paul II, avaient demandé à Bush de gracier Tucker.

Contactez-nous !

Don rapide