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Le Wall Street Journal s’inquiète soudain de la pyramide de la dette

La rédaction
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Alors que nos lecteurs sont bien au courant de la dette faramineuse des entreprises et des ménages américains, le Wall Street Journal, pour sa part, préférait jusqu’alors taire ce danger. Il semble que ce n’est plus la cas maintenant puisque, dans son édition du 5 juillet, il s’inquiète de ce problème dans un article intitulé « La dette américaine atteint un niveau record - le chant des sirènes à propos du crédit facile fait sonner l’alarme ».

L’article commence par une citation tirée d’un essai de Benjamin Franklin de 1758, The Way to Wealth : « Le deuxième vice est le mensonge ; le premier est l’endettement. » Franklin « serait stupéfait, près de deux cent cinquante ans plus tard, par cette histoire d’amour entre l’Amérique et la dette. Dans une nation qui, autrefois, épargnait tout ce qu’elle pouvait et évitait de contracter des dettes, les Américains n’empruntent plus uniquement de l’argent pour acheter des maisons. Ils s’endettent pour acheter des actions. Pour aller en vacances. Pour payer la note d’électricité. Pour acheter de la nourriture. Même pour payer les impôts. Les Américains se sont lancésces dernières années dans une frénésie d’emprunts sans précédent . »

L’article avance les faits suivants :

  • Le niveau d’endettement des sociétés non financières américaines a augmenté de 67 % au cours des cinq dernières années, atteignant 4500 milliards de dollars, tandis que celui des ménages a augmenté de 60 % pour se situer à 6500 milliards.
  • Plus de 160 milliards de dollars de prêts hypothécaires (soit 11 % du total) ont été accordés à des emprunteurs à risque, contre 40 milliards en 1993. Selon les analystes du marché hypothécaire, près d’un quart des nouvelles hypothèques sont contractées par des gens qui sont « fauchés ».
  • La quantité d’obligations pourries impayées s’élève à 529 milliards de dollars contre 173 milliards il y a dix ans. 5,4 % des entreprises américaines ayant contracté ce type de dettes ont été dans l’impossibilité de verser les intérêts au cours des douze derniers mois, le plus haut taux de défaut de paiements depuis 1992. En outre, environ 320 milliards de prêts de consortium ont été accordés à des sociétés ayant une faible notation de crédit contre 58 milliards en 1990.
  • Le ménage américain moyen dispose de treize cartes de crédit, bancaires et non bancaires confondues.
  • La dette des ménages atteint le record de 101 % par rapport au revenu, alors qu’elle était de 84 % en 1990. Elle est passée de 4100 milliards en 1993 à 6500 milliards au premier trimestre 2000, soit une augmentation de 59 %.
  • La dette des entreprises représente aujourd’hui 46 % du PIB, le plus haut pourcentage jamais atteint.

Le WSJ ne mentionne que la dette des entreprises non financières et encore, seulement en partie puisque certains types d’endettement ne figurent pas dans les statistiques officielles. Quant aux entreprises financières, on sait que c’est cette catégorie de dette qui croît le plus rapidement : depuis 1993, elle a ainsi augmenté de 132 %.

Dette des entreprises américaines (en milliards de dollars)
Année Entreprises non financières  Entreprises financières Total
1993382533467171
1994397138227793
1995423442798513
1996450648259331
19974894544510339
19985426651911945
19996056760713663
1er trim. 20006242774613988
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