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Le chancelier Schröder réaffirme son opposition à la guerre

La rédaction
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Avec une franchise inhabituelle, le chancelier allemand Gerhard Schröder s’est ouvertement opposé aux préparatifs de guerre en cours contre l’Irak. Dans une interview publiée par le New York Times du 5 septembre, il explique sa position.

A la question de savoir comment il évalue la menace posée par l’Irak de Saddam Hussein, il répondit : « A mon avis, la menace est peut-être surestimée par des gens comme Mme Rice, et sous-estimée par d’autres. » Tout en se déclarant préoccupé d’éliminer les armes de destruction massive en Irak, Schröder estime que le véritable problème de la politique américaine à l’égard de l’Irak, c’est qu’elle donne la priorité au « changement de régime » : « Comment pouvez-vous exercer des pressions sur quelqu’un en lui disant : même si vous accédez à nos demandes, nous vous détruirons ? » Selon Schröder, il est pour le moins douteux que l’Irak détienne des armes de destruction massive.

A la question de savoir s’il pensait que Cheney parlait au nom de Bush, il a répondu : « Je ne suis pas qualifié pour le dire. Le problème est qu’il [Bush] s’est engagé, ou semble s’être engagé, si fortement qu’il est difficile d’imaginer comment il pourrait reculer. Et c’est le véritable problème que nous avons, non seulement moi-même, mais nous tous en Europe. Je crois que nous avons fait une erreur. C’est peut-être compréhensible en termes de politique intérieure, mais cela a rendu la situation beaucoup plus difficile pour tous ceux qui étaient d’accord avec l’objectif original consistant à faire pression pour le retour des inspecteurs [de l’ONU] dans le pays.

« Mais il y a une autre question à laquelle il convient de répondre. Selon mes informations, personne n’a une idée vraiment claire de l’ordre politique qui s’ensuivrait au Proche-Orient. Or, on a besoin de le savoir. Personne n’a d’idée claire des conséquences pour les pays arabes modérés, ni du nouvel ordre politique qui émergerait après une intervention militaire en Irak. Ce que je trouve particulièrement inquiétant, c’est qu’il y ait si peu de discussions sur les conséquences pour l’économie mondiale. Il est peut-être légitime de ne pas se focaliser là-dessus, mais ce n’est pas totalement sans signification. Et accessoirement, c’est un des sujets d’inquiétude - les effets sur l’économie mondiale - qui montre clairement qu’il ne s’agit pas seulement de l’intérêt national des seuls Etats-Unis, mais que cette question concerne l’ensemble de la communauté internationale, la possibilité de soubresauts dans l’économie mondiale. Ceci s’applique particulièrement aux pays industrialisés, mais pas uniquement, si l’on pense au prix du pétrole. Ceci aura d’énormes effets sur les pays en difficulté . »

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