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Le chancelier allemand s’en tient au dogme néo-libéral

La rédaction
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Le discours extraordinaire prononcé le 17 mars par Gerhard Schröder devant le Bundestag était décevant, dans la mesure où il n’a pas remis en question les doctrines du néo-libéralisme. Tout en reconnaissant le choc profond causé par les pertes immenses dues au krach de la nouvelle économie, ainsi que les effets désastreux de la hausse du prix du pétrole, il a persisté à défendre son agenda 2010 et les réformes « sociales » dites Hartz IV. Pour faire face au chiffre absolument record de sans-emploi en Allemagne (plus de 5,2 millions), il a proposé les mesures suivantes :

  • Hausse des allocations pour les bénéficiaires de Hartz IV ; un programme public de 250 millions d’euros destiné à la réintégration dans le marché du travail des citoyens âgés de 52 ans et plus ; réduction de l’impôt sur les sociétés pour passer de 25 à 19%.
  • Réduction du capital minimum obligatoire pour la création d’une nouvelle entreprise pour passer en-dessous de la barre de 25 000 euros ; un programme public de 2 milliards d’euros pour la modernisation de l’infrastructure, notamment des autoroutes, qui devrait permettre de créer 60 000 emplois ; davantage de partenariats publics-privés dans le secteur routier, autoroutier et ferroviaire ; un programme public de 700 millions d’euros pour la modernisation du logement, destiné à générer des investissements de 5 millions d’euros et la création de 60 000 emplois dans le bâtiment et l’artisanat.
  • Réforme du Pacte de stabilité au niveau européen de façon à promouvoir davantage de croissance ; un programme de la Banque de reconstruction (KfW) pour octroyer des prêts aux PME à des taux 2 % inférieurs aux niveaux moyens du marché ; faire passer les dépenses d’Etat pour la science et la recherche de 2,5% à 3% du PIB d’ici 2010.

En somme, le chancelier n’a proposé aucune alternative réelle au discours prononcé deux jours plus tôt par le président Horst Köhler à Berlin. Ce dernier avait déclaré qu’il ne serait possible de créer de nouveaux emplois que si de nouvelles coupes budgétaires étaient effectuées, tout en déclarant sans intérêt toutes les politiques pro-industrielles appliquées avant le changement de paradigmes des années 1970 en faveur des services et de l’« écologie ».

Ce dogme néo-libéral se heurte cependant à une forte résistance, par exemple dans le mouvement syndical, qui réclame l’intervention de l’Etat pour encourager la croissance et l’emploi. Le président du plus grand syndicat allemand, IG Metall, a recommandé un programme d’infrastructures sélectionnées de l’ordre de 20 milliards d’euros par an, fournis en particulier par des prêts du KfW. Michael Schlecht, économiste en chef du syndicat des services publics, a appelé pour sa part à un programme annuel de 40 milliards d’euros, destinés avant tout au développement des infrastructures municipales.

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