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Le chaos règne en Irak, le pire est à venir

La rédaction
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Dans la situation de désordre qui règne en Irak pour les forces d’occupation américaines et britanniques, le Dr Toby Dodge, un expert britannique de l’Irak qui a séjourné à Bagdad du 17 au 26 mai et dont nous avons publié des commentaires dans notre édition du 19 juin, nous a confié que les choses risquent de devenir bien plus problématiques. Il vient de nous confirmer que « la situation est de plus en plus sensible sur le terrain. L’approvisionnement en électricité est sporadique. Les nerfs sont à bout. J’ai l’impression que les Américains manquent énormément d’effectifs et sont coupés de la société. Ils essaient de disperser le clan Tikriti de Saddam Hussein, au cours d’opérations contre ses bastions au nord et à l’ouest de Bagdad. Ils parviendront certes à les briser et en finir avec eux. Mais la façon dont ils procèdent suscite du ressentiment dans une large partie de la population. Le problème le plus important, c’est que l’opposition plus durable est celle des nationalistes et, à mon sens, les Etats-Unis n’ont pas les renseignements sur le terrain pour savoir ce qui se passe et pour arrêter la violence. C’est, en puissance, un énorme problème. »

Concernant l’évolution de la situation dans les semaines et les mois à venir, le professeur Dodge a poursuivi : « Nous entrons maintenant dans la période d’été - juillet-août. C’est l’époque la plus difficile. Les Irakiens ont de plus en plus le sentiment que les Américains ne sont pas assez forts pour dominer le pays, que la présence américaine n’est que temporaire et qu’ils peuvent en être chassés. La violence va augmenter à l’encontre des Etats-Unis. D’autres soldats américains, hélas, seront tués. Ceci aura des répercussions sur la politique intérieure, nous le voyons déjà aux Etats-Unis. Comment les Américains accepteront-ils le niveau de pertes qui s’ensuivra ? Et cela en début de campagne électorale présidentielle. »

L’analyse du professeur Dodge a été confirmée par d’autres experts de la région qui rapportent que des attaques contre les forces d’occupation ont lieu partout dans le pays, et pas seulement dans les zones sunnites. Il s’agit entre autres de Kufah, Najaf et Amara. Nombre de ces attaques ne sont pas officiellement déclarées. Selon un expert militaire, de 2 à 4 millions de membres des services de sécurité irakiens sont toujours armés et prêts à frapper. Ils constituent une force organisée et un réseau intact. On estime qu’ils seraient capables de monter des attentats terroristes de grande ampleur qui, avec un déploiement total, pourraient menacer la présence même des troupes américaines. Ce réseau, implanté dans la région kurde, à Bagdad et à Bassorah, compterait 20 000 officiers. Un centre de commandement existe, mais on ignore si Saddam Hussein y joue un rôle ni s’il se trouve toujours en Irak.

Outre cette force organisée, considérée comme responsable des attaques actuelles et des sabotages, on compte de plus en plus d’Irakiens qui prennent les armes contre les forces d’occupation, notamment en riposte à certaines opérations de perquisition. Celles-ci sont menées par des individus qui ne connaissent rien à la culture populaire ou qui l’outragent délibérément. C’est ainsi qu’on y déploie des chiens, considérés comme impurs par les Irakiens, et que l’on envoie des hommes chercher des femmes à l’intérieur de leurs maisons, comme ce fut le cas à Al-Majir où des soldats britanniques ont été tués.

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