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Le chef d’état-major des Armées françaises : rester en dehors du « merdier » de l’Afghanistan

La rédaction
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20 mars 2008 (Nouvelle Solidarité) - Le Canard enchaîné de cette semaine rapporte que le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des Armées françaises, n’a pas mâché ses mots sur le danger que représenterait l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan.

« Comme je le répète depuis un moment », a-t-il déclaré, « l’Afghanistan devient un merdier ingérable. Et nous n’avons aucun intérêt à nous y impliquer davantage. »

Mais malgré les recommandations répétées du général Georgelin, qui craint que les unités françaises ne se fassent prendre dans une situation inextricable comme celle de l’Irak et deviennent une force d’occupation dans le plus grand pays producteur d’opium, le Canard enchaîné rapporte que le président Sarkozy s’entête à vouloir accroître l’engagement français dans le conflit. Il révélera l’importance des renforts lors du sommet de l’OTAN à Bucarest.

Pour l’instant, Georgelin et ses collègues généraux tenteraient de limiter ce déploiement. Ils se battent pour qu’il n’y ait pas d’augmentation des troupes et qu’on se limite à un « déplacement géographique » d’une partie du contingent actuel de 1900 hommes vers des zones de combat. Ils seraient, par ailleurs, d’accord pour l’envoi de 250 membres des forces spéciales et pour le déploiement de nouveaux avions de combat pour soutenir les Rafales présents à Kandahar.

D’autres sources rapportent que les chefs d’état-major ne sont pas non plus enchantés de la réintégration de la France dans l’OTAN, poussée par Sarkozy.

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