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Le choc pétrolier ébranle le système économique et financier

La rédaction
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Le 14 mai, au New York Mercantile Exchange (NYMEX), les contrats à terme du brut léger américain pour le mois de juin ont clôturé à 41,38 dollars le baril, le plus haut niveau depuis la création des marchés à terme pétroliers à New York, il y a 21 ans. Peu avant, le prix était monté à 41,56 dollars le baril, le prix le plus élevé jamais enregistré. Le même jour, le prix du brut Brent sur le International Petroleum Exchange de Londres clôturait à 38,80 dollars le baril. Depuis le début de l’année, les prix du pétrole ont augmenté de 30% et les prix à terme de l’essence américaine de 50 %, atteignant leur plus haut niveau en 20 ans. En outre, le prix moyen de l’essence à la pompe atteint des niveaux record aux Etats-Unis.

On tend à rendre l’OPEP responsable de cette explosion des prix, mais c’est injuste. L’OPEP produit actuellement 23,5 millions de barils de brut par jour (mbj). L’Algérie, l’Indonésie, le Koweït, la Libye, le Qatar et le Nigeria sont déjà au niveau maximal de leurs capacités de production. L’Arabie saoudite, qui produit actuellement 8,7 mbj et pourrait atteindre 10,5 mbj, se dit prête à produire 1,5 mbj de plus, ce qui porterait le total de la production de pétrole de l’OPEP à 25 mbj. Mais le monde consomme actuellement près de 82 mbj, soit plus de trois fois la production maximum de l’OPEP.

Le président de cette organisation, Purnomo Yusgiantoro, a précisé : « Le principal problème derrière les récentes hausses de prix est étroitement lié aux incertitudes géopolitiques, à la capacité de raffinage inadéquate aux Etats-Unis pour faire face à la demande croissante, aux multiples spécifications pour l’essence imposées par les différents Etats et à l’énorme spéculation sur le pétrole à laquelle se livrent les fonds d’investissement et les spéculateurs. Tous ces facteurs sont en dehors de tout contrôle de l’OPEP. » Le ministre du Pétrole du Qatar, Abdullah Bin Al-Attiyah, a déclaré à juste titre le 8 mai : « La hausse des prix du pétrole n’est pas liée à des pénuries de livraison », mais résulte surtout de « raisons géopolitiques » - la détérioration de la situation en Irak et les récents attentats terroristes en Arabie saoudite.

L’on assiste par ailleurs à une véritable frénésie spéculative sur les marchés à terme pétroliers. Sur ce terrain, les hedge funds sont devenus un acteur majeur. Selon la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), régulateur des marchés à terme, la spéculation sur les contrats à terme énergétiques atteint un niveau sans précédent. Le 10 mai, l’édition internet du Quotidien du Peuple notait que « la spéculation sur les marchés pétroliers internationaux exerce encore plus de pressions sur le prix du pétrole. La spéculation est généralement la "main invisible" qui contrôle la hausse et la baisse du prix du pétrole. Une énorme quantité d’argent volatile sur le marché international achète et vend de manière spéculative. (...) Sur le marché à terme du pétrole brut, 70% des transactions sont soumises à arbitrage, tandis que seulement 30 % correspondent à des besoins réels. » Une bonne partie des transactions sur le NYMEX sont à but purement spéculatif, effectuées par des acheteurs qui n’ont aucune intention de prendre la livraison physique, et si cette activité fait monter le prix, ainsi soit-il !

Il est vrai que la désindustrialisation du secteur avancé a réduit la consommation pétrolière dans le domaine de la production, mais comme le monde dépend toujours de combustibles fossiles, le lien reste particulièrement important entre l’activité économique réelle et la consommation pétrolière. L’augmentation du prix du pétrole frappe particulièrement le système de transport « globalisé » (transport maritime, aérien et routier), ainsi que l’industrie chimique consommatrice de produits dérivés du pétrole. L’économie « globalisée » actuelle a pour prémisse des coûts de transport négligeables, permettant aux marchandises d’être transportées plusieurs fois autour de la Terre avant que le produit fini soit manufacturé. Le président de la Fed, Alan Greenspan, a déclaré le 6 mai, dans un discours prononcé à une conférence bancaire à Chicago, que sans l’effet déflationniste de la globalisation, le système financier américain se serait déjà probablement effondré compte tenu des tensions sans précédent.

Le 11 mai, à une conférence de presse dans l’Arkansas, Lyndon LaRouche a observé que toute nouvelle « catastrophe au Moyen-Orient pourrait mettre le prix du pétrole à 50 dollars le baril » et provoquer un « choc sur l’économie mondiale ».

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