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Le choix de l’Amérique pour diriger l’Irak

La rédaction
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L’homme choisi par le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, pour devenir l’administrateur civil de l’Irak après la guerre, est proche du lobby des faucons pro-Likoud. Il s’agit du général (cr) Jay Garner, nommé le 11 février chef de l’Office de reconstruction et d’aide humanitaire, bureau nouvellement créé au Pentagone qui devrait superviser trois opérations majeures en Irak après une guerre : les secours humanitaires, la reconstruction et l’administration civile. Selon Doug Feith, sous-secrétaire à la Défense chargé des affaires politiques, qui l’a nommé, Garner sera chargé « d’intégrer les travaux des trois opérations et d’assurer que [des membres] du bureau puissent se rendre dans la région le cas échéant et se raccorder » au Commandement central des Etats-Unis, qui devra mener la guerre. On pense qu’à ce poste, Garner appliquera une version anti-Saddam du programme de dénazification dans l’Allemagne occupée, procédant à des purges dans l’armée et les institutions irakiennes.

Les connexions de Garner sont pour le moins inquiétantes. En octobre 2000, il était l’un des 26 officiers à la retraite signataires d’une lettre, diffusée par l’Institut juif pour les affaires de sécurité nationale (JINSA), qui louait la « remarquable retenue » des Forces de défense israéliennes « face à la violence mortelle orchestrée par les dirigeants d’une Autorité palestinienne poussant délibérément les civils et les jeunes sur les lignes de front ». Signalons d’abord que le JINSA est, depuis les années 70, un élément clé de la pénétration jabotinskiste de l’armée et de l’appareil de renseignement américains et que son personnel a été à plusieurs reprises soupçonné d’espionnage pour le compte d’Israël, notamment Stephen Bryen, qui aurait passé des informations classifiées à Israël dans les années 1970, avec le faucon Richard Perle. Dans leur lettre, les 26 officiers déclarent que depuis leurs multiples voyages en Israël, organisés par le JINSA, ils ont la « conviction inébranlable que la sécurité de l’Etat d’Israël est une question de première importance pour la politique américaine au Moyen-Orient et dans l’est de la Méditerranée (...). Un Israël fort est un atout dans lequel les planificateurs militaires et les dirigeants politiques américains peuvent avoir confiance. » La lettre note que « les innovations militaires d’Israël, qu’elle partage avec l’Amérique, au niveau des blindés et du combat de chars, des capacités de missiles de défense balistiques, de la mobilisation des réserves, de l’utilisation de la puissance aérienne et de l’alerte précoce, sont étonnantes (...) . »

Cette déclaration est datée du 12 octobre 2000, soit quelques semaines seulement avant la tristement célèbre provocation du Premier ministre actuel, Ariel Sharon, sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, déclenchant la violence que le JINSA voulait imputer aux Palestiniens. Apparemment, Garner n’a pas changé d’avis entre-temps. En réponse à une enquête par mail, la porte-parole du JINSA, Shoshana Bryen, la femme de Stephen Bryen mentionné ci-dessus, a déclaré que Garner « a été, comme la plupart des participants de notre programme Flag and General Officers Trip, une excellente source d’informations et d’estimations militaires fiables. Au JINSA, nous avons beaucoup d’estime pour lui. » Ainsi, Garner appartient aux mêmes cercles que les principaux faucons de l’orbite JINSA/American Enterprise Institute/Centre for Security Policy, notamment Richard Perle, Michael Ledeen et deux des principaux responsables du département de la Défense du président Bush, le vice-secrétaire à la Défense Paul Wolfowitz et Feith.

Garner s’est retiré de l’Armée en 1997, alors qu’il était chef d’état-major en second. Officier supérieur dans le nord de l’Irak en 1991, il fut, selon un rapport de Ha’aretz, commandant des batteries de missiles Patriot déployées en Israël pendant la guerre du Golfe de 1991.

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