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Le « coup d’Etat » de Mark Thatcher

La rédaction
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Le 15 août, Sir Mark Thatcher, fils de la « Dame de fer », a été arrêté en Afrique du Sud sur la base d’« éléments crédibles » indiquant qu’il avait co-financé une tentative de coup d’Etat en Guinée équatoriale. Pour bien comprendre cette opération, on peut la considérer comme une nouvelle « coalition des volontaires » qui aurait tourné à la farce.

  1. Changement de régime. Le pays ciblé était le nouvel eldorado pétrolier d’Afrique occidentale, dirigé par un prétendu « dictateur brutal », le président Teodor Objang Nguema. Depuis la découverte d’or noir dans cette ancienne colonie espagnole, en 1995, on a assisté à pas moins de quatre tentatives de coup d’Etat, le dernier ayant été prévu pour mars 2004.
  2. Coalition des volontaires. Les mêmes puissances qui ont fait la guerre en Irak - Etats-Unis, Royaume-Uni, Espagne - ont soutenu d’une manière ou d’une autre le putsch. L’intérêt américain est évident si l’on considère que les principales compagnies pétrolières en présence incluent Exxon-Mobil, ChevronTexaco, Amerada Hess et Marathon Oil. Halliburton, le géant américain de Dick Cheney, est en charge du soutien technique aux entreprises pétrochimiques en Guinée équatoriale. En juin, la Marine américaine a procédé à des manœuvres navales dans le golfe de Guinée (riche en pétrole), qui, selon des diplomates américains cités à l’époque, se voulaient une « démonstration de force ».
  3. Un « Ahmed Chalabi ». Pour la Guinée équatoriale, ce rôle revenait à Severo Moto Nsa, qui vit en exil à Madrid depuis 1979. Selon le Guardian du 27 août, Moto est un bon ami de l’ancien Premier ministre, Jose Maria Aznar, depuis vingt ans. Celui-ci aurait non seulement soutenu le coup d’Etat mais comptait envoyer des bateaux de guerre espagnols dans la région pour soutenir l’opération.
  4. La Grande-Bretagne a fourni le « muscle », non avec des troupes régulières, mais avec les « chiens de guerre » de Sa Majesté. Ce « changement de régime » privatisé devait être effectué par des entités de Simon Mann, un ancien officier du SAS qui a créé deux firmes de sécurité tristement célèbres en Afrique, Executive Outcomes et Sandline, fournissant des « putschistes à gages ».

La plupart des financiers sont originaires de Grande-Bretagne. Parmi eux se trouvait Mark Thatcher, homme d’affaires et proche de Simon Mann, ainsi qu’Eli Calil, libanais négociant en pétrole basé à Londres. En juin 2002, celui-ci avait été arrêté à Paris pour son rôle d’intermédiaire dans le versement de pots-de-vin, pour 70 millions de dollars, à l’ancien président nigérian Sani Abacha, de la part d’Elf-Aquitaine, entre 1989 et 1993. Signalons qu’Abacha avait aussi des relations douteuses avec Halliburton.

Parmi les autres commanditaires du putsch, citons lord Archer, tout juste libéré après son incarcération pour parjure, Greg Wales et Gary Hersham, deux hommes d’affaires britanniques, le Sud-Africain Nick du Toit et Gianfranco Cicogna, petit-fils de Giuseppe Volpi Di Misurata, le ministre des Finances de Mussolini. On trouve aussi une curieuse connexion germano-israélienne : Gerhard Eugen Merz, qui vécut en Israël jusqu’en 1963 avant de s’installer en Allemagne. Arrêté en Guinée équatoriale, il est mort en prison. En 1994, Merz, ainsi que deux autres personnes, avaient été sanctionnés par le département d’Etat américain pour avoir vendu des produits chimiques interdits à l’Iran.

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