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Le débat sur l’euro en Italie

La rédaction
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La Ligue du Nord a lancé une campagne politique en faveur du retour à « un régime de monnaie nationale » et propose la tenue d’un référendum sur le sujet. Trois membres du gouvernement Berlusconi appartenant à cette formation populiste, Roberto Maroni, Roberto Castelli et Roberto Calderoli, ont proposé la mise en place d’un « Régime de monnaie double » où co-existeraient l’euro et la lire.

Bien que l’initiative de la Ligue du Nord ait des objectifs électoraux évidents, elle reflète l’humeur « anti-Maastricht » qui se renforce en Italie et ailleurs et qui s’est clairement manifestée dans les référendums sur la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas. L’Italie subit aujourd’hui une récession sévère, notamment un déclin de ses exportations - situation à laquelle elle répondait traditionnellement, avant de rejoindre l’union monétaire européenne, par une politique de dévaluation compétitive. En outre, la dette publique italienne a connu une nouvelle poussée, dépassant le niveau de 105% du PNB. Certains, dans l’ombre de la Ligue du Nord, semblent tentés par l’idée de réduire la dette au moyen d’une inflation découlant d’une dévaluation.

Une telle tactique ne peut en aucun cas se substituer à la vraie croissance économique durable découlant de la création d’emplois productifs et d’investissements dans l’infrastructure et l’industrie. Le vice-président du conseil des ministres, Giulio Tremonti, a proposé la mise en œuvre d’un « plan d’action de croissance », financé par l’émission d’euro-obligations en dehors de la comptabilité budgétaire. Il a également déclaré le 8 juin que l’euro était en principe « une bonne chose », mais qu’on aurait dû l’introduire comme « valeur de référence », tout en maintenant parallèlement la lire en circulation. Il faisait apparemment allusion à l’ECU, l’unité de compte commune du système monétaire européen des années 80, qui avait bien fonctionné avant d’être délibérément démantelée en 1992 pour ouvrir la voie au système de Maastricht et à l’euro.

S’il est clair que l’Europe ne pourra sortir de la crise actuelle qu’en rétablissant la souveraineté nationale des pays membres respectifs, notamment vis-à-vis de la Banque centrale européenne indépendante et supranationale, il n’en reste pas moins que, dans les conditions actuelles de désintégration financière et monétaire et de globalisation, aucune « solution nationale » n’est viable. De leur côté, les forces synarchistes anglo-américaines promeuvent un éclatement chaotique de l’UEM de façon à imposer des programmes d’« ajustement » brutaux. En fait, la crise du dollar et celle de l’euro ne sont que des symptômes de l’effondrement du système monétaire dans son ensemble, auquel seule la mise en œuvre d’un nouveau système type Bretton Woods peut remédier.

Dans ce contexte, l’économiste thatchérien de l’AIG, Bernard Connolly, ébauche dans un nouveau rapport une situation pour l’Italie rappelant la crise argentine, lui recommandant comme « solution » de quitter l’UEM et de dévaluer sa monnaie. Commentant cette proposition dans le Daily Telegraph du 28 mai, Ambrose Evans-Pritchard écrit : « Les pécheurs européens en matière de politique fiscale commencent à comprendre qu’il n’y a pas de « carte blanche » après la mort du Pacte de stabilité de l’UE au printemps. Le rôle de gendarme, cependant, est passé de Bruxelles aux « milices » des obligations, qui pardonnent moins - même si elles réagissent tard. »

Précisons que l’AIG est le plus grand groupe d’assurances au monde et trouve excellent le plan de privatisation des retraites promu par le gouvernement Bush. Son PDG, Hank Greenberg, a publiquement soutenu le rôle de Henry Kissinger dans le putsch de Pinochet au Chili en 1973.

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